À l’approche du quatrième anniversaire du conflit russo-ukrainien, les chancelleries européennes anticipent déjà la configuration sécuritaire de l’après-guerre. Dans cette perspective, le gouvernement britannique affine actuellement une stratégie impliquant une présence directe sur le terrain, en coordination avec plusieurs de ses alliés continentaux.
Le ministre britannique de la Défense, John Healey, a exprimé sa volonté d’engager les forces armées de son pays sur le sol ukrainien, une fois les hostilités achevées. Dans une tribune publiée par le Sunday Telegraph, et relayée par l’agence Anadolu, il a précisé sa vision de cet engagement post-conflit. « Je veux être le ministre de la Défense qui déploie des troupes britanniques en Ukraine, car cela signifiera que cette guerre est enfin terminée », a-t-il affirmé. Pour lui, cette étape marquera l’aboutissement des négociations de paix, soulignant qu’« une Europe sûre a besoin d’une Ukraine forte et souveraine ».
Cette initiative s’inscrit dans un cadre multilatéral en cours de structuration. Des discussions réunissent actuellement le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et huit autres nations européennes pour former une « coalition des volontaires », avec l’appui des États-Unis. La mission de ce groupe consisterait à opérer à l’intérieur même du territoire ukrainien. Les objectifs opérationnels incluent la reconstruction des capacités militaires de Kiev, la sécurisation de son espace aérien ainsi que le renforcement de la sécurité maritime.
L’architecture de ce déploiement vise principalement à dissuader toute nouvelle offensive de Moscou après la conclusion d’un éventuel accord de paix entre les deux capitales. Ces tractations s’inscrivent dans la continuité des échanges de décembre dernier, au cours desquels des dirigeants européens s’étaient montrés disposés à prendre le commandement d’une force multinationale en Ukraine, répondant ainsi à une proposition américaine pour stabiliser la région.