La guerre qui embrase le Moyen-Orient et pèse sur l’économie mondiale fait l’objet de tractations diplomatiques en coulisses. Mais alors que Téhéran évoque des pistes d’apaisement, la position américaine vient d’être redéfinie de manière catégorique par Donald Trump, éloignant la perspective d’un cessez-le-feu négocié.
Comme le rapporte la chaîne Al Jazeera, le président américain a utilisé sa plateforme Truth Social ce vendredi pour clarifier ses objectifs militaires. Donald Trump exige une « capitulation inconditionnelle » de l’Iran avant toute discussion. Cette déclaration frontale intervient peu après que le président iranien, Masoud Pezeshkian, a publiquement confirmé l’existence de médiations menées par des pays tiers pour mettre un terme aux hostilités.
Le plan de Washington va au-delà du simple arrêt des combats. Donald Trump a précisé son intention de reproduire une stratégie de changement de régime : maintenir le système étatique iranien en place, tout en y installant de nouveaux dirigeants favorables aux intérêts des États-Unis. Mercredi, il avait explicitement indiqué vouloir être impliqué dans le choix du successeur du Guide suprême Ali Khamenei, tué lors de récentes frappes israélo-américaines.
Du côté de Téhéran, les responsables maintiennent une posture de fermeté face à ces exigences. Masoud Pezeshkian a souligné que son pays reste attaché à la paix tout en se tenant prêt à se défendre, précisant que les médiations devraient s’adresser à ceux qui ont « sous-estimé le peuple iranien ». Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a pour sa part qualifié le plan américain d’échec annoncé, promettant des représailles ciblées après la mort de civils iraniens.
Sur le terrain, la dynamique de confrontation s’intensifie. Outre les affrontements entre le Hezbollah et Israël provoquant des déplacements massifs au Liban, les forces iraniennes multiplient les tirs de missiles contre des cibles israéliennes, américaines, et sur des infrastructures énergétiques. Cette extension du conflit, qui a notamment poussé l’Iran à cibler des représentations diplomatiques dans les pays du Golfe et à bloquer quasi-totalement le détroit d’Ormuz, provoque une flambée mondiale des prix du pétrole.
Le bilan humain s’alourdit en parallèle. Selon les données de l’UNICEF, les opérations militaires ont déjà fait au moins 1 332 morts en Iran, dont 181 enfants. L’incident le plus meurtrier recensé à ce jour reste la frappe sur une école primaire de filles à Minab, au premier jour du conflit, ayant coûté la vie à environ 180 élèves et membres du personnel selon les autorités iraniennes.
Et zéro perte chez l,entité?