L’escalade militaire enclenchée ce samedi matin au Moyen-Orient entraîne des répercussions immédiates sur les infrastructures civiles de la République islamique. Face aux offensives menées conjointement par les États-Unis et Israël, les autorités iraniennes ont ordonné la suspension totale des activités d’un secteur clé de leur territoire.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’Organisation de l’aviation civile iranienne a acté la fermeture de l’aéroport international Imam Khomeini de Téhéran. Dans un communiqué relayé par le média local Jamaran, l’instance précise que tous les vols sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Les voyageurs ont reçu pour instruction de ne pas se rendre sur les terminaux avant une communication officielle autorisant la reprise des opérations.
Cette mesure initiale a rapidement été étendue. Majid Ekhwan, porte-parole de l’organisation, a confirmé à la télévision d’État que la fermeture de l’espace aérien national, initialement prévue jusqu’à 16h00 heure locale, est désormais prolongée sans limite de durée. Cette restriction stricte s’applique à l’ensemble du trafic aérien intérieur et international.
Ce verrouillage du ciel iranien intervient en réponse directe aux opérations militaires déclenchées par Washington et Tel-Aviv. Le président américain, Donald Trump, a officiellement annoncé le lancement d’« opérations de combat à grande échelle » ciblant l’Iran. Il a affiché son intention de détruire le programme balistique iranien, de raser l’industrie de l’armement associée et d’anéantir la flotte navale du pays.
En parallèle, Israël a décrété un état d’« urgence spéciale et immédiate » sur l’ensemble de son territoire. De son côté, Téhéran a promis une riposte sévère à cette agression. Les forces iraniennes ont d’ores et déjà entamé des tirs de missiles et déployé des drones en direction d’Israël et des bases abritant les troupes américaines dans la région.