Le chef de l’État français, Emmanuel Macron, a adressé une mise en garde ferme concernant les velléités américaines sur le Groenland, évoquant des répercussions majeures en cas d’atteinte à la souveraineté danoise. Cette prise de position intervient alors que Paris renforce sa stratégie diplomatique dans l’Arctique face aux déclarations du président Donald Trump.
Lors du compte rendu du Conseil des ministres du 14 janvier, la porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a relayé les inquiétudes de l’Élysée face aux tensions grandissantes. Elle a souligné que la France ne sous-estime pas les déclarations visant le territoire autonome et qu’une atteinte à la souveraineté d’un allié européen entraînerait des « conséquences en cascade inédites ». Paris assure suivre la situation avec la plus grande attention, inscrivant son action en pleine solidarité avec le Danemark pour préserver l’intégrité de son territoire.
Pour matérialiser ce soutien diplomatique, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé l’ouverture d’un consulat à Nuuk le 6 février prochain. Cette décision, qui s’inscrit dans la perspective d’une visite présidentielle, vise à marquer la volonté de la France d’approfondir sa présence dans les dimensions scientifiques et stratégiques. Cette initiative entend également démontrer le respect de l’autonomie du territoire danois face aux pressions externes.
Ces tensions diplomatiques font suite aux propos controversés du président américain. Comme le rapporte l’agence Anadolu, Donald Trump a récemment affirmé que « le Groenland devrait appartenir aux États-Unis », qualifiant tout autre scénario de risque pour la sécurité nationale. L’administration américaine n’aurait pas exclu la possibilité d’une prise de contrôle, y compris par la force, suscitant une vive réaction à Copenhague. La Première ministre danoise a martelé que le Groenland n’était pas à vendre, tandis que les syndicats locaux dénoncent une « provocation néocoloniale ».