France: Paris inquiété, Paris bousculé, Paris défait mais Paris titré…

Paris inquiété, Paris bousculé, Paris défait mais Paris titré… C’est le paradoxe de cette soirée de mai 2014 qui restera forcément dans l’histoire du club parisien, assuré de glaner le quatrième titre de champion de France de son histoire. Sacré l’an passé à Lyon grâce à un but de Menez (1-0), triomphant en 1994 face à Toulouse suite à un coup de boule de Ricardo (1-0), champion pour la première fois en 1986 suite à une victoire contre Monaco (1-0) grâce à Sène puis Bastia deux semaines plus tard (3-1) avec Susic et Fernandez notamment à la baguette, le PSG a fait dans l’originalité cette année.

Assurés du titre avant même le coup d’envoi suite au match nul de Monaco face à Guingamp (1-1), les Parisiens ont tout simplement perdu et laissé les Rennais forcer le verrou du Parc des Princes, une enceinte où les joueurs de la capitale n’avaient pas perdu en championnat depuis le 17 novembre 2012 face à… Rennes (2-1) ! Informés que le titre était en poche, les Parisiens avaient pourtant bien pris ce match devenu l’occasion de faire la fête. Lavezzi allume en effet la mèche du feu d’artifice attendu dès la 3e minute.

L’Argentin profite d’une bourde d’Armand qui permet à Cavani de le lancer plein axe. L’ancien Napolitain ajuste Costil (1-0). Paris fait tourner, joue au petit trot et monopolise le ballon mais s’expose à quelques contres, d’abord mal joués par les Bretons. Kadir punit les joueurs de Laurent Blanc sur un tir à ras de terre qui trompe Sirigu, gêné par Jallet (23e). Le Parc des Princes est quelque peu stupéfait et tombe des nues quatre minutes plus tard quand Ntep double la mise sur coup franc (27e).

Le Parc réclame « Ibra »

La soirée tourne alors au surréaliste, les Parisiens, champions de France, rentrant même aux vestiaires à la pause sous les sifflets ! Au retour, le Parc réclame son héros, Ibrahimovic de retour dans le groupe mais encore sur le banc un mois après sa blessure musculaire à la cuisse droite. Le Suédoise part s’échauffer sous les suppliques du public. « Ibra, Ibra, Ibra » résonne juste au moment où Cavani manque l’égalisation en croisant trop sa frappe (49e).

L’Uruguayen n’est pas en réussite et Ibrahimovic vient l’épauler avant même l’heure de jeu (57e). Regonflé par l’entrée de sa vedette, le PSG remet la pression mais bute sur la défense de Bretons qui plient mais ne rompent pas et manquent même l’occasion de plier l’affaire quand Toivonen envoie une offrande de Ntep dans les nuages (81e). Ibrahimovic tente d’endosser le costume de sauveur avec un missile de plus de 35 mètres que Costil boxe (86e). Alex touche encore la barre transversale sur sa tête à la dernière minute. Quatre jours après la débandade du Stade de France en finale de la Coupe, Rennes tient un précieux succès qui assure son maintien grâce à une différence de buts favorable. Le PSG, bien peu impliqué en dépit de quelques fulgurances, l’y a un peu aidé. Il était sans doute temps que cela se termine…

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