France : Nouvelle polémique autour des propos de Jean-Michel Aphatie sur l’Algérie
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Le journaliste Jean-Michel Aphatie, connu pour ses positions tranchées, est à nouveau sous le feu des projecteurs à la suite de ses récentes déclarations concernant la colonisation française en Algérie. Lors d’une intervention sur RTL, il a comparé les actions de la France durant cette période à « des centaines d’Oradour-sur-Glane », en référence au massacre de 1944 par les nazis en France, qui a coûté la vie à 643 personnes.
Cette comparaison a suscité de vives réactions, notamment de la part de Florence Portelli, vice-présidente de la région Île-de-France, qui l’a qualifiée d' »indécente ». Le journaliste Thomas Sotto a également exprimé ses objections. Aphatie a précisé que « les nazis se sont comportés comme nous, nous l’avons fait en Algérie », ajoutant une nuance polémique à ses propos.
Les déclarations du journaliste renvoient à des événements marquants, comme les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata en 1945, où la répression française aurait causé la mort de milliers d’Algériens. Aphatie a également évoqué les tactiques brutales employées durant la conquête de l’Algérie au XIXème siècle, sous l’égide du maréchal Bugeaud.
Ce débat relatif à la mémoire du colonialisme et à la reconnaissance des violences de cette période est loin d’être nouveau. En 2017, le président Emmanuel Macron avait déjà relancé cette controverse en qualifiant la colonisation de « crime contre l’humanité ». Cependant, la question reste sensible et divise l’opinion publique en France.
La relation franco-algérienne demeure complexe, avec un contentieux historique profond. Outre la mémoire des crimes coloniaux, l’Algérie demande réparation pour les essais nucléaires français sur son sol ainsi que le retour des archives et biens confisqués. Des tensions se sont récemment intensifiées après que la France a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, incitant l’Algérie à retirer son ambassadeur à Paris.
Les déclarations de l’écrivain algéro-français Boualem Sansal, son emprisonnement et le refoulement de migrants, comme l’influenceur algérien Doualemn, ont également attisé les tensions. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a évoqué un possible recours au « rapport de force » face à cette situation.
Du côté algérien, le président Abdelmadjid Tebboune déplore un dialogue devenu « une perte de temps » avec Emmanuel Macron, pointant « des déclarations hostiles tous les jours de politiques français ». Les espoirs de dépasser le contentieux historique semblent s’évanouir, hormis dans le domaine des échanges commerciaux.
Pour plus de détails, ces informations ont été publiées par nos confrères de l’agence Anadolu.
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