Les services d’urgences en France font face à une saturation critique, exacerbée par la convergence des épidémies hivernales, des intempéries et d’une grève des médecins libéraux. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a confirmé cette situation tendue ce jeudi, alors que plusieurs établissements ont dû déclencher leurs plans blancs pour assurer la continuité des soins.
Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, le système de santé français subit une pression intense. Le SAMU a enregistré une augmentation significative de 24 % des appels cette semaine par rapport au début du mois de décembre. Cette surcharge est directement liée à la baisse d’activité des médecins de ville, en grève depuis lundi, qui atteint 19 % chez les généralistes et 12 % chez les spécialistes. À l’hôpital Saint-Antoine, l’afflux de patients a bondi de 40 % mardi, avec 240 passages comptabilisés en 24 heures contre une moyenne habituelle de 180.
Face à ce que certains urgentistes qualifient de flux « jamais-vu depuis la pandémie de Covid-19 », les hôpitaux réorganisent leurs services. Le CHU de Toulouse, par exemple, a activé le plan blanc, permettant le rappel de soignants en repos et la déprogrammation d’actes non urgents. La ministre Stéphanie Rist, qui a rencontré les équipes mobilisées, a assuré que sa « porte reste ouverte » pour le dialogue, tout en soulignant l’impératif de maintenir l’accès aux soins malgré la fragilité du système.