L’Assemblée nationale française a rejeté, ce mercredi, les deux motions de censure déposées contre le gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu. Malgré les tentatives conjuguées de La France insoumise et du Rassemblement national, l’exécutif se maintient en place, faute de majorité absolue pour le renverser.
La première motion, défendue par la cheffe de file des Insoumis Mathilde Panot, a recueilli 256 voix, échouant à atteindre le seuil requis de 288 suffrages. La seconde initiative, portée par le Rassemblement national, a été largement rejetée avec seulement 142 votes favorables. Ces résultats confirment le maintien de Sébastien Lecornu à la tête du gouvernement en France, malgré un climat politique tendu à l’hémicycle.
Les réactions politiques ont été vives à l’issue du scrutin. Jean-Luc Mélenchon a immédiatement pris la parole sur le réseau social X pour dénoncer l’issue du vote, soulignant qu’il « n’a manqué que 32 voix » pour faire chuter le gouvernement. Le fondateur de LFI a pointé du doigt la responsabilité du Parti socialiste, qu’il accuse d’avoir tacitement soutenu l’exécutif en ne votant pas la censure.
Lors des débats précédant le vote, qualifiés de règlement de comptes par plusieurs observateurs, le Premier ministre a fustigé des « tentatives de sabotage interne ». Selon l’agence Anadolu, Sébastien Lecornu a également profité de la tribune pour clarifier la position de la France sur le Mercosur, réaffirmant une « opposition totale » à cet accord de libre-échange, en réponse aux critiques formulées par les oppositions. C’est la deuxième fois depuis octobre que le gouvernement Lecornu survit à une double motion de censure.