France : après les saluts nazis observés à Lyon, la présidente des députés LFI désigne un responsable inattendu

L’organisation d’une marche en hommage à un militant identitaire à Lyon, émaillée de symboles extrémistes, a provoqué de vives réactions au sein de la classe politique française ce dimanche. Face aux images de l’événement, des figures de La France insoumise (LFI) et du gouvernement ont exprimé des condamnations fermes, tout en exposant des fractures politiques profondes.

Invitée sur le plateau de BFMTV au lendemain du rassemblement en mémoire de Quentin Deranque — décédé après une rixe le 12 février —, Mathilde Panot a été catégorique. La présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale a déclaré que la manifestation « aurait dû être interdite ». Dénonçant les saluts nazis et les chants injurieux entendus dans les rues lyonnaises, la députée a pointé du doigt les décideurs ayant autorisé l’événement. Elle estime que « certains ont permis un défilé de néonazis » et, par conséquent, « pavent ainsi la voie à l’extrême droite ».

Cette réprobation a trouvé un écho direct au plus haut sommet de l’État. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a partagé ce constat. Intervenant conjointement sur France Inter, Franceinfo et Le Monde, le chef de la diplomatie a été explicite : « Je condamne les signes et saluts nazis observés » lors de cet hommage.

L’intervention médiatique de Mathilde Panot a également servi à faire bloc autour des cadres de son propre parti, visés par des critiques depuis le décès du militant d’ultradroite. La cheffe de file des députés insoumis a fermement écarté toute implication du parlementaire Raphaël Arnault dans les faits ayant conduit au drame. Assurant qu’il « n’a pas de responsabilité dans ce qu’il s’est passé », elle s’est dite « fière de l’avoir dans le groupe ».

Dans la même logique, elle a soutenu la ligne de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier avait qualifié la rixe mortelle de « bataille de rue », une expression dans laquelle Mathilde Panot affirme qu’il n’y a eu « aucune ambiguïté ». En conclusion, la députée a analysé les attaques ciblant sa formation politique comme une manœuvre globale visant à ostraciser LFI de la scène publique française, avec pour corollaire la dédiabolisation du Rassemblement national.

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