France : Après la validation de l’accord UE-Mercosur, le gouvernement débloque des fonds et annonce des mesures miroirs

En France, suite à la validation officielle de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a dévoilé une série de mesures destinées à apaiser la colère du monde agricole. Ces annonces interviennent dans un contexte tendu où les professionnels du secteur redoutent une concurrence déloyale et une fragilisation de leurs revenus.

Des mesures fiscales et réglementaires pour soutenir la production

S’adressant directement aux exploitants, Annie Genevard a assuré que leur message avait été reçu « cinq sur cinq ». Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, la ministre s’est félicitée des soutiens fiscaux promis par la Commission européenne, incluant notamment la suppression des droits de douane sur les engrais importés. Elle a réaffirmé la volonté de la France d’exiger des « mesures miroirs » pour protéger les producteurs européens. Sur le plan réglementaire, une simplification du registre phytosanitaire et un renforcement des contrôles sur les denrées importées ont été annoncés.

Renforcement des aides sanitaires et gestion de la faune

Face aux inquiétudes sanitaires, le gouvernement a décidé de doubler le fonds d’urgence pour l’indemnisation liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), le portant à 22 millions d’euros. La ministre a précisé qu’aucun nouveau foyer n’avait été détecté en France depuis six jours et a insisté sur l’importance de la vaccination. Cette décision répond en partie aux revendications exprimées lors des récentes mobilisations, comme celle observée en Alsace. France : Des agriculteurs manifestent à Strasbourg contre l’accord UE-Mercosur. Par ailleurs, concernant la prédation, une révision du régime de régulation des loups est prévue, avec une augmentation du quota de tirs autorisés et une simplification de l’accès à ces dispositifs.

Des engagements budgétaires sous condition politique

Le plan de soutien comprend également des enveloppes supplémentaires pour des secteurs spécifiques : 30 millions d’euros pour les plans « Méditerranée », « fruits et légumes » et « protéines », ainsi que 60 millions d’euros pour les filières en difficulté comme les grandes cultures et l’élevage. Toutefois, la ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a tenu à souligner la fragilité de ces promesses chiffrées à 300 millions d’euros. Elle a averti que la concrétisation de ces aides dépendait du maintien du gouvernement et de l’adoption du budget, évoquant la menace d’une motion de censure qui ferait tomber « toutes les promesses ». En toile de fond, la signature de l’accord UE-Mercosur est attendue pour le 17 janvier au Paraguay.

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