La situation sécuritaire dans l’est de la province de Hassaka connaît une évolution rapide. Suite au retrait des Forces démocratiques syriennes (FDS) de certaines positions stratégiques, le gouvernement syrien a déployé ses forces de sécurité intérieure pour combler le vide laissé sur le terrain. Une opération présentée par Damas comme une mesure d’urgence pour prévenir tout débordement dans une zone particulièrement volatile.
Le ministère syrien de l’Intérieur a confirmé, mardi, la prise de contrôle du camp d’Al-Hol par ses unités de sécurité. Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, cette intervention vise à « rétablir l’ordre » après que l’armée syrienne a sécurisé le périmètre. Les autorités de Damas affirment que ce déploiement intervient en réaction directe au départ des FDS, accusées d’avoir laissé ce site sensible « sans aucune surveillance ».
Dans un communiqué diffusé par l’agence officielle SANA, le ministère se montre particulièrement critique envers la gestion de ce retrait. Damas qualifie la démarche des FDS de « tentative de créer le chaos », suggérant une volonté délibérée de faciliter la fuite des individus retenus à l’intérieur du camp. Ces accusations font écho à de précédentes déclarations du ministère, qui reprochait déjà au groupe de libérer des détenus affiliés à Daech ainsi que leurs familles, sans coordination avec le gouvernement central ni avec la coalition internationale.
Cette reprise en main sécuritaire s’inscrit dans un contexte politique plus large. La présidence syrienne a annoncé qu’un « terrain d’entente » avait été trouvé avec les FDS concernant l’avenir administratif et sécuritaire de la province de Hassaka. Cet accord, effectif depuis mardi soir, prévoit une période de quatre jours de consultations. L’objectif affiché est d’élaborer un plan détaillé pour l’intégration complète de ces zones sous l’autorité de l’État.