Face au Cameroun, Walid Regragui prône un “nouveau Maroc”

À la veille du quart de finale face au Cameroun, Walid Ragragui a voulu à la fois désamorcer les spectres du passé et galvaniser ses troupes. Dans une conférence de presse marquée par un discours résolument tourné vers l’avenir, le coach des Lions de l’Atlas a rappelé que « le passé, c’est le passé », tout en assumant la pression qui pèse sur ses épaules et sur celles de son équipe.

Sur l’histoire face au Cameroun

« Le Cameroun nous a battus à domicile en 1988. Le passé, c’est le passé. Aujourd’hui, c’est un nouveau Maroc », a déclaré Ragragui, conscient que l’histoire de cette confrontation, marquée par une défaite 1-0 au stade Mohammed V il y a plus de trente ans; revient dans les esprits à l’approche de ce duel continental clé.

Sur l’état d’esprit et la pression du public
Le technicien marocain n’a pas manqué de saluer l’engouement et l’implication des supporters :

« J’ai apprécié que notre public, lors des deux derniers matchs, ait senti la pression sur nous et ait essayé de nous aider. »

Ce clin d’œil au « douzième homme » souligne à la fois la ferveur qui entoure la CAN à domicile et la prise de conscience d’un groupe qui, malgré une dynamique positive, sait que rien n’est acquis.

Sur les joueurs clés
Regragui a donné des nouvelles encourageantes concernant certains éléments de son effectif :

Hamza Igamane

« On récupère Hamza Igamane à 100 %. » Un message rassurant pour les supporters, alors que le jeune attaquant avait souffert de pépins physiques avant le tournoi.

Sofyan Amrabat

« Sofyan Amrabat n’est pas à 100 % depuis sa blessure à la cheville au Betis. Il souffre, mais on verra si on peut l’utiliser en fin de match. »

Le capitaine du milieu, indispensable dans l’équilibre tactique marocain, reste incertain, et Ragragui préfère jouer la carte de la prudence tout en laissant la porte ouverte à une participation en fin de rencontre.

Entre humilité et ambition
Tout au long de ses réponses, Regragui a martelé un message de responsabilité assumée. L’équipe ne se cache pas derrière son statut d’hôte ou derrière ses succès récents, mais compte sur le terrain pour écrire sa propre histoire. Et si les spectateurs sont conscients de la pression, c’est parce que, au fond, les Marocains savent qu’ils ont « quelque chose à gagner », comme le répète le sélectionneur.

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