Face à la persistance de la crise, l’ONU demande la reprise du dialogue politique en Guinée-Bissau

Si les ministres déchus ont quitté sans heurt jeudi 9 juin le palais du gouvernement qu’ils occupaient depuis deux semaines, la crise politique est loin d’être terminée en Guinée-Bissau. Alors que le bras de fer se poursuit entre le président Vaz et le PAIGC (majoritaire à l’Assemblée nationale), les Nations unies ont à nouveau fait part de leur inquiétude.

Selon le site du magazine jeune Afrique, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Guinée-Bissau mardi 14 juin, Modibo Touré, représentant des Nations unies en Guinée-Bissau, a renvoyé la balle aux deux camps opposés. Selon lui, la dernière crise a été provoquée par la décision du président José Mario Vaz de renommer Baciro Dja au poste de Premier ministre, entraînant l’occupation du palais du gouvernement par les ministres déchus.

Comme s’y était déjà essayé quelques semaines auparavant l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, l’un des médiateurs de la Cedeao à Bissau, Modibo Touré a souligné mardi les risques économiques provoqués par l’impasse politique.

« Plus la crise se poursuit, plus il est probable que nous revenions sur les gains obtenus durant la période post-électorale, y compris une croissance économique positive », a-t-il averti, appelant à un « véritable dialogue politique » pour sortir de l’impasse.

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