Le grand retour de l’homme autour de la Lune devra encore attendre. La mission Artemis 2, qui devait marquer le premier survol lunaire habité depuis plus d’un demi-siècle, ne décollera pas en mars comme initialement prévu par l’agence spatiale américaine.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le responsable de la NASA, Jared Isaacman, a annoncé ce samedi sur les réseaux sociaux qu’un problème technique écartait définitivement la fenêtre de tir du mois prochain. L’anomalie concerne le flux d’hélium solide vers le lanceur géant Space Launch System (SLS), un élément essentiel pour la purge des moteurs et la pressurisation des réservoirs de carburant de la fusée.
Face à cette situation, la fusée SLS et le vaisseau spatial Orion seront ramenés au bâtiment d’assemblage du Centre spatial Kennedy, en Floride. Les ingénieurs devront examiner les installations pour identifier la source exacte du blocage, qui pourrait provenir d’un filtre, d’une vanne ou d’une plaque de connexion défectueuse. Un point de situation complet de la NASA est attendu dans les prochains jours, tandis que les prochaines opportunités de lancement sont désormais fixées au début ou à la fin du mois d’avril.
Notre rédaction souligne que ce report s’inscrit dans un contexte de forte rivalité géopolitique. L’accélération du calendrier de la mission répondait à une volonté de l’administration de Donald Trump de devancer la Chine dans la course à l’espace. Pékin avance en effet sur son propre programme, avec la mission non habitée Chang’e 7 ciblant le pôle sud lunaire prévue pour 2026, et un objectif de vol habité d’ici 2030 au plus tard.
Le programme Artemis a déjà fait face à plusieurs obstacles calendaires. La mission non habitée Artemis 1 n’a pu décoller qu’en novembre 2022 après de multiples reports. Plus récemment, début février, une répétition générale du lancement d’Artemis 2 avait été écourtée en raison de problèmes techniques incluant une fuite d’hydrogène liquide, avant de pouvoir s’achever cette semaine dans des conditions réelles à Cap Canaveral.
L’équipage d’Artemis 2 est composé de trois astronautes américains — Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch — et du Canadien Jeremy Hansen. Ce vol de 10 jours autour de la Lune doit servir de prélude à la mission Artemis 3, qui prévoit un atterrissage habité sur la surface lunaire programmé pour 2028.
Ayant déjà inscrit mon nom sur la liste des passagers à ce mémorable voyage, j’y suis déjà.
Journal de bord — Passager symbolique d’Artémis 2
Jour 0 — Avant le départ
Je ne suis pas dans la capsule, mais mon nom y flotte quelque part, inscrit dans le silence numérique des registres.
Je ne porte pas de combinaison, mais mon esprit a déjà mis son casque.
Le lancement est repoussé, mais mon rêve, lui, avance.
Un rêve polissé par l’attente, lissé par les reports, rendu plus solide par chaque délai.
Jour 3 — Le pas de tir
Je ferme les yeux et j’entends les équipes s’affairer.
Je ne suis qu’un passager de pensée, mais je sens la vibration sourde du futur.
La fusée dort encore, immobile, mais elle respire.
Elle sait que le monde la regarde.
Elle sait que nous sommes des milliers à voyager en elle sans y entrer.
Jour 7 — Le rêve prend forme
Je note ici ce que je ne veux pas oublier:
L’exploration n’est pas un privilège, c’est un héritage partagé.
Chaque nom inscrit, chaque regard levé vers la Lune, chaque rêveur silencieux fait partie de la mission.
Je suis l’un d’eux.
Un grain de poussière dans la grande aventure humaine, mais un grain volontaire, éveillé, vibrant.
Jour 12 — En orbite intérieure
Je ne suis pas encore parti, mais je reviens complètement changé.
L’attente m’a appris la patience.
Le rêve m’a appris la direction.
Et la Lune, même lointaine, m’a appris la constance.
C’est ça aller de l’avant en lieu et place de parler de la trahison de Dioumaye et de l’homosexualité. Le Sénégal doit arrêter de s’attarder sur des sujets qui sapent son développement.