Le bilan provisoire fait état de 41 morts à Adamuz, en Andalousie. Alors que l’émotion est vive en Espagne, les autorités s’activent pour déterminer les causes exactes de cette collision ferroviaire survenue sur une voie rénovée. Face aux spéculations naissantes, le gouvernement a officiellement pris la parole ce mardi pour écarter une piste précise et orienter l’enquête.
Le ministre de l’Intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska, a voulu couper court aux rumeurs lors d’une conférence de presse tenue à l’issue du Conseil des ministres à Madrid. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’hypothèse d’un acte de sabotage n’est pas retenue par les enquêteurs.
« La possibilité d’un sabotage n’a jamais été envisagée. Depuis le début, on a parlé de questions techniques liées au transport ferroviaire », a précisé le ministre. Il a insisté sur le fait qu’aucun élément ne permettait d’envisager une intervention malveillante dans ce drame.
Cette mise au point intervient alors que les circonstances de l’accident soulèvent des interrogations légitimes au sein même de l’exécutif. Le ministre des Transports, Oscar Puente, a qualifié l’accident d’« extrêmement étrange ». La collision s’est en effet produite sur une portion de voie en ligne droite qui avait fait l’objet de travaux de rénovation.
Pour rassurer l’opinion publique, le Premier ministre Pedro Sanchez s’est engagé à une « transparence absolue » concernant les conclusions de l’enquête, affirmant sa volonté d’établir toute la vérité.
En marge de l’enquête, l’Espagne est entrée dans une période de deuil national de trois jours. Le roi Felipe VI et la reine Letizia se sont rendus sur les lieux du drame à Adamuz pour apporter leur soutien aux familles des victimes et aux rescapés. Le couple royal a poursuivi son déplacement vers l’hôpital Reina Sofía de Cordoue, situé à 35 kilomètres, où sont pris en charge plusieurs blessés.