Face à la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, la France adopte une posture décrite comme « strictement défensive ». Les autorités ont enclenché une série d’opérations pour mettre leurs ressortissants à l’abri, tout en ajustant leur dispositif militaire dans la région.
Les premières évacuations de citoyens français sont en cours, avec des départs organisés notamment depuis les Émirats arabes unis. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a précisé que ces opérations s’effectuent pour l’heure via des créneaux sur des vols civils. Si l’utilisation d’appareils militaires pour ces rapatriements n’est pas encore à l’ordre du jour selon la ministre, la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeron, a souligné que « toutes les options sont sur la table » pour garantir un retour dans des conditions de sécurité totales. Ces manœuvres sont directement coordonnées par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
Sur le plan stratégique, Paris a décidé de mobiliser son navire amiral. Le porte-avions Charles-de-Gaulle est en cours de déploiement et devrait atteindre la Méditerranée à la fin de cette semaine ou au début de la suivante. Son positionnement exact reste à déterminer, mais ce groupe aéronaval, capable de projeter des avions de combat, aura pour mission de sécuriser la zone.
Cette réorganisation intervient dans un climat de haute tension, rapporté par l’agence Anadolu. L’escalade militaire a franchi un nouveau palier le 28 février dernier, suite aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. En riposte, Téhéran a ciblé plusieurs installations, y compris des bases américaines situées au Qatar, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn. Mercredi, le ministère iranien de la Santé a communiqué un bilan de 867 morts consécutifs aux bombardements américano-israéliens, revoyant à la hausse les chiffres de 787 victimes précédemment annoncés par le Croissant-Rouge iranien.