L’affaire Jeffrey Epstein ne doit pas être regardée comme un simple fait divers sexuel impliquant des élites occidentales. Elle est un acte d’accusation contre l’ordre mondial tel qu’il fonctionne réellement : un système où les puissants jouissent d’une quasi-immunité, pendant que les peuples subissent les leçons de morale, de démocratie et d’État de droit.
Epstein n’est pas une anomalie. Il est un produit du système. Un système capable de protéger un criminel pendant des décennies parce qu’il fréquentait les bonnes sphères, finançait les bonnes institutions et connaissait les bonnes personnes.
L’Occident donne des leçons, mais protège ses criminels. Depuis des décennies, l’Afrique se voit sermonnée sur la gouvernance, la justice et les droits humains. Pourtant, l’affaire Epstein révèle une vérité dérangeante : la justice occidentale elle-même est profondément inégalitaire.
Quand un pauvre vole, il est jugé.
Quand un puissant viole, il négocie.
Cette réalité doit cesser d’intimider l’Afrique. Le Sénégal, en particulier, n’a plus à accepter un discours moralisateur venant de systèmes qui tolèrent l’impunité de leurs propres élites.
L’un des aspects les plus inquiétants de l’affaire Epstein est ce qu’elle suggère : le pouvoir moderne ne repose pas seulement sur l’économie ou la force militaire, mais sur la compromission.
Dans les relations internationales, le chantage(sexuel ou matériels…), les secrets et les dossiers sensibles sont des armes silencieuses. L’Afrique, trop souvent naïve, en a payé le prix. Des dirigeants fragilisés, des décisions biaisées, des souverainetés négociées dans l’ombre.
Le message est clair : un État faible éthiquement devient un État manipulable politiquement.
L’affaire Epstein révèle aussi le rôle trouble de certaines fondations et réseaux philanthropiques. Sous couvert de générosité(ONG, fondations…), se cachent parfois des stratégies d’influence, de contrôle intellectuel et de captation décisionnelle.
Pour le Sénégal, la question n’est pas idéologique, elle est stratégique :
qui finance nos universités, nos ONG, nos programmes publics et à quelles conditions ?
La coopération internationale ne doit plus être synonyme de dépendance aveugle.
Les révélations de WikiLeaks ont déjà montré comment l’Afrique est traitée dans les échanges privés : comme un terrain d’intérêts, rarement comme un partenaire égal. L’affaire Epstein s’inscrit dans cette même culture de l’opacité et du double discours.
Ce que l’on dit publiquement n’est jamais ce qui se décide réellement.
Le Sénégal doit en tirer une leçon fondamentale : la souveraineté ne se proclame pas, elle se protège.
Protection des enfants : là où il ne doit y avoir aucun compromis.
Enfin, l’affaire Epstein rappelle une vérité insupportable : les crimes sexuels sont souvent minimisés quand les auteurs sont puissants. Pour un pays comme le Sénégal, cela impose une ligne rouge absolue.
Aucune immunité sociale, économique ou diplomatique ne doit protéger les prédateurs.
Aucun partenariat ne vaut le silence sur la dignité humaine.
Il faut impérativement sortir de la naïveté politique car l’affaire Epstein n’est pas un scandale lointain. Elle est un miroir brutal tendu au monde entier. Elle prouve que le pouvoir global fonctionne dans l’ombre, protège les siens et sacrifie les principes quand ils dérangent.
Pour le Sénégal et l’Afrique, l’heure n’est plus à l’admiration naïve ni à la soumission intellectuelle.
L’heure est à la lucidité, à la vigilance, et à la construction d’institutions fortes, indépendantes et incorruptibles.
Car dans un monde gouverné par l’impunité des puissants, la véritable révolution est celle de la dignité et de la souveraineté réelle.
Le Président Mr Bougar DIOUF
Union des Panafricanistes Sénégalais UPS
Merci ChatGPT
Bien dit merci