Depuis 2023, la gestion des eaux sénégalaises faisait l’objet d’une surveillance stricte de la part des instances mondiales. Après plusieurs mois de réformes internes et de tractations diplomatiques, les autorités viennent de franchir une étape décisive pour la réhabilitation du secteur maritime national.
Comme le rapporte le quotidien Sud Quotidien, la Commission internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT) ne considère plus le Sénégal comme une partie non coopérante. L’organisation intergouvernementale a officiellement levé cette identification lors de sa 29e réunion ordinaire, tenue en novembre 2025 à Séville, en Espagne.
Cette mise à l’index remontait à deux ans. À l’époque, l’ICCAT avait pointé du doigt le non-respect de plusieurs mesures de conservation et de gestion des ressources halieutiques. Les griefs portaient notamment sur des lacunes dans la transmission et la fiabilité des données de captures, la délivrance de documents d’exportation jugés irréguliers, ainsi que des débarquements de navires étrangers au port de Dakar qui avaient alerté la communauté internationale.
Face à ce constat, le ministère des Pêches et de l’Économie maritime a déployé une série de mesures correctives entre 2024 et 2025. Notre rédaction note que ces actions ont inclus le renforcement du dispositif de contrôle et de surveillance, l’adoption de nouveaux textes réglementaires structurants, et l’amélioration des mécanismes de traçabilité des captures.
Devant l’instance à Séville, la délégation sénégalaise a exposé l’ensemble de ces réformes et fourni des documents précis concernant les activités liées à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Ces arguments techniques ont conduit l’ICCAT à acter les progrès accomplis par Dakar. Pour les autorités sénégalaises, cette décision valide les efforts engagés pour garantir une gouvernance transparente des eaux nationales et préserver la durabilité de l’économie maritime.
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