Entre promesses de rupture et réflexes anciens, le verdict tranché sur la réaction officielle au drame de l’UCAD

La disparition tragique d’un étudiant à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique. Alors que l’apaisement est généralement attendu dans de telles circonstances, la communication gouvernementale fait l’objet d’une analyse critique quant à sa pertinence et son timing. Le journal Le Quotidien s’est penché sur la posture adoptée par les autorités, pointant du doigt une gestion jugée en décalage avec la gravité de la situation.

Selon les observations relayées par nos confrères, la réaction de l’Exécutif au lendemain du drame est perçue non pas comme une tentative de calmer le jeu, mais comme une démarche susceptible d’aggraver les tensions. L’analyse suggère que le gouvernement aurait « soufflé sur les braises » dans un contexte universitaire déjà fragile, utilisant un vocabulaire destiné davantage à s’auto-absoudre qu’à apporter des réponses concrètes aux étudiants et aux populations.

La critique porte également sur la cohérence entre les engagements passés et les actes présents. Le média souligne que les promesses de « rupture », autrefois brandies comme étendard politique, semblent aujourd’hui traitées avec légèreté, comparées à du « papier kleenex » dont on se débarrasse après usage. Cette attitude est décrite comme un retour aux méthodes que les tenants actuels du pouvoir dénonçaient lorsqu’ils étaient dans l’opposition.

Enfin, il est reproché au régime Diomaye-Sonko de s’enfermer dans une logique de déresponsabilisation systématique. D’après Le Quotidien, le discours officiel s’apparente à un « disque rayé », consistant à rejeter systématiquement la faute sur autrui au lieu d’assumer la comptabilité des événements. Cette approche, qualifiée de dogmatique, soulève la question de la capacité des autorités à endosser pleinement la charge de la gestion des crises nationales.

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