Endurance des collégiens en France : la proportion d’élèves en difficulté révélée par les derniers tests nationaux

L’évaluation des aptitudes physiques en milieu scolaire constitue un indicateur clé de la santé publique chez les jeunes. Une vaste étude menée par le ministère de l’Éducation nationale en septembre 2025 offre une photographie précise, et par endroits préoccupante, du niveau réel des élèves à l’entrée au collège. Réalisée sur un échantillon représentatif comprenant près d’un tiers des établissements publics et privés sous contrat, cette enquête met en lumière des lacunes significatives en matière d’endurance.

Les données, relayées par l’agence Anadolu, exposent une réalité statistique marquante : une fraction importante de la jeunesse scolarisée peine à soutenir un effort physique modéré sur une courte durée. Les résultats indiquent que 20 % des élèves de sixième, soit un sur cinq, sont incapables de courir plus de trois minutes à une vitesse de 8,5 km/h. Globalement, la maîtrise de l’endurance n’est jugée satisfaisante que pour 34,2 % de cette classe d’âge.

Des disparités marquées selon le genre

L’analyse détaillée des chiffres révèle un fossé important entre les filles et les garçons à l’âge de 11 ans. Les jeunes filles affichent des résultats nettement en retrait sur les épreuves d’endurance. Selon le rapport, 22 % d’entre elles ne parviennent pas à courir les trois minutes requises, contre 14 % chez les garçons.

L’écart se creuse davantage lorsque l’on observe le taux de réussite global : seulement 21,6 % des filles atteignent un niveau jugé satisfaisant, alors que ce chiffre monte à 46,3 % pour leurs homologues masculins.

L’impact déterminant du milieu social

Au-delà du genre, l’environnement socio-économique joue un rôle prépondérant dans les performances sportives. L’évaluation souligne une corrélation directe entre le type d’établissement et la condition physique des élèves. Dans les collèges favorisés, le taux de maîtrise satisfaisante s’élève à 43,4 %. À l’inverse, ce taux chute à 25,3 % dans les établissements classés comme défavorisés, confirmant que les inégalités sociales se traduisent également par des inégalités de santé physique dès le début de l’adolescence.

Vitesse et saut : des résultats plus nuancés

Outre l’endurance cardiorespiratoire, les tests incluaient des épreuves de saut en longueur sans élan et de course de vitesse. Le sprint sur 30 mètres apparaît comme l’exercice le mieux réussi par la cohorte, avec 54,8 % de maîtrise satisfaisante et un temps moyen de 6 secondes. Concernant le saut en longueur, la performance moyenne s’établit à 138,5 cm, avec un taux de réussite de 45,5 %.

Face à ces constats, les autorités éducatives maintiennent leur volonté de renforcer la place du sport à l’école, s’appuyant notamment sur le dispositif visant à instaurer 30 minutes d’activité physique quotidienne pour chaque élève.

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