Le chef de l’État camerounais a officialisé, ce mercredi, la stratégie financière du pays pour l’année à venir. À travers un décret présidentiel, Paul Biya a donné son feu vert pour une mobilisation massive de ressources, mêlant appels aux marchés locaux et endettement extérieur, afin de soutenir l’investissement public et d’apurer les comptes de l’État.
Le décret signé le 21 janvier fixe un plafond d’endettement particulièrement élevé. Selon les termes du document officiel relayé par Agence Afrique, le ministre des Finances reçoit l’habilitation de contracter des emprunts pour un montant global maximum de 1 650 milliards de francs CFA. Cette enveloppe est officiellement destinée à deux priorités : le financement des projets de développement structurants et le règlement de la dette intérieure accumulée.
La stratégie de mobilisation des fonds, détaillée par le texte, repose très largement sur les bailleurs internationaux. Sur l’enveloppe globale, la part la plus importante, soit 1 000 milliards de francs CFA, devra être recherchée sur les marchés financiers extérieurs. Le solde sera levé sur le plan national selon une répartition précise : 400 milliards via l’émission d’Obligations du Trésor ou assimilables, et 250 milliards par des prêts directs contractés auprès d’organismes privés intérieurs.
Cette manœuvre s’inscrit formellement dans le cadre de l’exécution budgétaire de l’année 2026. Si l’exécutif présente cette levée de fonds comme un levier indispensable pour l’économie nationale, le volume de cet endettement nourrit les inquiétudes de certains observateurs locaux quant à la soutenabilité des finances publiques et l’impact sur les générations futures. Le texte fera l’objet d’une publication immédiate au Journal Officiel selon la procédure d’urgence.