En réponse aux premiers pas d’Ahmed al-Charaa, la décision économique majeure prise par Washington pour tourner la page Assad

C’est une prise de parole qui marque une rupture nette avec la politique américaine de la dernière décennie au Moyen-Orient. Présent à Davos en Suisse pour le Forum économique mondial, le président américain Donald Trump a profité de la cérémonie de signature de la Charte du Conseil de paix pour livrer sa lecture de la situation en Syrie, quelques semaines après le changement de régime.

Loin de la rhétorique punitive qui prévalait sous l’ère de Bachar al-Assad, la Maison Blanche adopte désormais un ton résolument optimiste à l’égard de la nouvelle direction à Damas. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le président américain a tenu à saluer personnellement la dynamique enclenchée par le nouveau pouvoir syrien, incarné par le président Ahmed al-Charaa.

Donald Trump a fait état d’échanges directs avec son homologue syrien, soulignant des « avancées importantes » réalisées depuis la chute de l’ancien régime en décembre 2024. « Au fait, j’ai parlé avec le président, qui fait beaucoup de progrès, des progrès considérables », a déclaré le chef d’État américain, insistant sur l’ardeur au travail de la nouvelle équipe dirigeante pour stabiliser le pays.

Au-delà des simples déclarations diplomatiques, ce changement de posture s’est traduit par des actes concrets ayant un impact immédiat sur l’économie syrienne. Washington a confirmé la levée de l’ensemble des sanctions qui pesaient sur le pays, y compris les restrictions liées au « Caesar Syria Civilian Protection Act » de 2019. Ce dispositif légal visait auparavant à isoler économiquement toute entité soutenant les secteurs stratégiques du régime d’Assad, tels que l’énergie, l’aviation ou le domaine militaire.

Pour l’administration Trump, cette levée des verrous économiques vise un objectif précis : donner à Damas « une chance de respirer et de se relâcher » après des années d’asphyxie financière. Cette décision intervient alors que le gouvernement syrien renforce ses mesures de sécurité intérieure suite au départ de Bachar al-Assad, mettant fin à vingt-quatre années de règne.

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