La mobilité urbaine a connu une paralysie majeure ce mercredi 28 janvier 2026 dans la capitale du Nord. Exaspérés par les contrôles répétés des forces de l’ordre et des agents municipaux, les conducteurs de motos-taxis ont bloqué les axes névralgiques reliant le faubourg de Sor à l’île. Ce mouvement d’humeur, motivé par des impératifs de survie économique, a débouché sur une audience avec la hiérarchie policière locale qui a tenu à clarifier les règles du jeu.
Les usagers de la route ont fait face à un blocus organisé sur le pont Faidherbe et le long de l’avenue Macky Sall (ex-avenue Charles De Gaulle). Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, les conducteurs de motos « Jakarta » ont délibérément occupé la chaussée pour marquer leur mécontentement face aux opérations de sécurisation menées conjointement par la police et la mairie de Saint-Louis.
Une pression économique jugée insoutenable
Au cœur de la contestation se trouve la fréquence des arrestations et des mises en fourrière, perçues comme un acharnement administratif. Moustapha Sow, l’un des conducteurs présents lors de la manifestation, décrit une situation devenue intenable financièrement pour ces travailleurs du secteur informel.
« Trop c’est trop, ces tracasseries doivent impérativement cesser. À chaque fois, ils nous arnaquent, ils prennent nos motos, ils les amènent ailleurs et on paie pour les récupérer », a-t-il déploré. L’argumentaire des conducteurs repose sur la précarité de leur statut, beaucoup considérant cette activité comme l’unique alternative à la délinquance. « S’ils nous empêchent de faire cela, comment on doit faire maintenant ? Doit-on voler ou bien agresser pour survivre ? », s’est interrogé le porte-parole de circonstance.
La mise au point du commandement
Face à l’ampleur du blocage, une délégation de conducteurs a été reçue par le commandant du corps urbain de la Police de Saint-Louis. L’objectif affiché par les manifestants était de trouver une issue durable à ces tensions récurrentes et de normaliser leurs relations avec les forces de sécurité.
Si l’autorité policière a accordé un temps d’écoute aux doléances des transporteurs, elle a maintenu une ligne directrice stricte concernant la réglementation. Au terme des échanges visant à apaiser la situation, le commandant a rappelé que la tolérance administrative ne saurait se soustraire aux impératifs de sécurité publique. Il a insisté spécifiquement sur l’obligation du port du casque, présentée comme le gage de sécurité incontournable pour la poursuite de leur activité dans la ville tricentenaire.
Motos outils de vols et d agressions.
Moi qui vous parle je suis sous platre agressé par cette racaille.
Il faut éradiquer cette gangrène. DROGUÉS et agresseurs
Allez à l’hôpital, il y a que des éclopés avec des béquilles.
Des jeunes conducteurs et clients des motos Jakarta ou MORTKATA.
LES GENS DISENT 0 TOLÉRANCE.
MOI JE DIS MOINS CINQUANTE
TOLÉRANCE