En pleine contestation des raids de l’ICE, la décision du Pentagone concernant une division aéroportée d’Alaska

Les tensions s’intensifient dans les villes jumelles de Minneapolis et Saint Paul. Alors que les manifestations contre les opérations fédérales d’immigration se poursuivent, le ministère américain de la Défense vient de prendre une disposition logistique majeure impliquant des forces d’active. Une manœuvre qui pourrait marquer un tournant dans la gestion de cette crise intérieure.

La situation dans le Minnesota, marquée par une mobilisation citoyenne contre les raids de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), a poussé Washington à réagir. Selon nos informations, basées sur des rapports relayés par Al Jazeera et Reuters, le Pentagone a ordonné à environ 1 500 soldats d’active de se tenir prêts pour un déploiement potentiel.

Ce contingent n’a pas été choisi au hasard. Il s’agit de deux bataillons d’infanterie de la 11e division aéroportée de l’armée de terre. Fait notable, cette unité est basée en Alaska et se spécialise habituellement dans les opérations en conditions arctiques. Bien que le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, n’ait pas explicitement confirmé l’objectif final, il a rappelé que l’armée « est toujours prête à exécuter les ordres du commandant en chef ».

Une réponse fédérale sous le feu des critiques

Cette mise en alerte intervient dans un climat particulièrement délétère. Près de 3 000 agents fédéraux de l’ICE ont été déployés dans la ville, utilisant des tactiques qualifiées de violentes par les observateurs locaux. La colère populaire a été exacerbée par la mort par balle de Renee Nicole Good, une résidente de 37 ans, ainsi que par le décès en détention de Victor Manuel Diaz, un ressortissant nicaraguayen arrêté douze jours plus tôt à Minneapolis.

Le bilan humain des opérations s’alourdit quotidiennement. Le département de la Sécurité intérieure (DHS) a confirmé qu’un officier fédéral avait blessé par balle un homme vénézuélien. Par ailleurs, selon les pompiers de Minneapolis, l’usage de gaz lacrymogène par les agents de l’ICE a entraîné l’hospitalisation d’un enfant et d’un bébé de six mois.

Bras de fer entre Washington et les autorités locales

Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a vivement dénoncé cette présence fédérale, qualifiant les agents de « force d’occupation » ayant « littéralement envahi » la ville. Il insiste sur le caractère pacifique des manifestations, protégées par le premier amendement de la Constitution américaine.

De son côté, Donald Trump maintient une ligne dure. L’ancien président et actuel acteur central de la politique américaine a de nouveau menacé d’invoquer l’Insurrection Act de 1807, une loi d’exception permettant d’utiliser l’armée contre des civils sur le sol américain. Bien qu’il ait temporisé en déclarant ne pas en avoir besoin « pour le moment », la menace plane toujours sur le Minnesota, alors que le gouverneur Tim Walz a déjà mobilisé la Garde nationale en réserve.

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