L’équipe nationale masculine de basket du Sénégal aborde une phase décisive de sa préparation pour le prochain tournoi qualificatif. Après une dernière campagne continentale insatisfaisante, le groupe se retrouve face à un double défi : renouer avec le succès devant son public et compenser l’indisponibilité de l’un de ses éléments moteurs pour le choc contre la Côte d’Ivoire.
Dans des propos relayés par IGFM, Jean-Jacques Boissy a détaillé l’état d’esprit qui anime la sélection. « On prépare le tournoi avec un mental d’acier », a-t-il affirmé, rappelant que le précédent Afrobasket n’a pas tourné en faveur du Sénégal. L’objectif affiché par le groupe est clair : remporter les trois rencontres au programme. Conscient de la progression globale du basket africain, où il estime qu’il n’y a « plus de petite équipe », le joueur souligne la nécessité d’aborder chaque confrontation avec l’intensité d’un derby, en se donnant à 100 %.
Cette volonté de rachat s’accompagne d’une réorganisation sur le parquet, particulièrement avec l’absence de Brancou Badio. Considéré par Boissy comme le meilleur joueur de l’effectif actuel, son forfait pour la rencontre face à la Côte d’Ivoire impose des ajustements tactiques. Loin de ressentir une pression supplémentaire, Boissy précise que plusieurs joueurs sont appelés à se relayer pour maintenir le niveau de l’équipe et compenser ce vide. La consigne interne est de préserver sa place dignement, afin d’alléger sa charge de travail lors de son retour dans le groupe.
Sur le plan individuel, Jean-Jacques Boissy se dit prêt à s’adapter aux exigences du staff technique. Qu’il soit sollicité comme un atout majeur sur le terrain ou en sortie de banc pour appuyer ses coéquipiers, son approche reste axée sur le collectif. Pour lui, l’équipe nationale représente une étape finale où la seule priorité est de faire gagner son pays.
Ce tournoi revêt également une dimension symbolique forte avec la programmation des rencontres au stadium Marius Ndiaye. Une perspective vécue comme l’accomplissement d’un rêve d’enfant par le joueur. Avant l’inauguration du complexe Dakar Arena, c’est depuis les tribunes de cette salle historique qu’il observait les performances de ses aînés, à l’image de Gorgui Dieng, Youssou Ndoye ou Xane d’Almeida. Fouler aujourd’hui ce parquet sous le maillot national constitue un accomplissement et un challenge de taille pour cette génération.