Éducation : L’Abbé Omer Seck plaide pour l’enseignement de la paix dès le cycle primaire

Le curé de la paroisse l’Enfant Jésus de Prague de Tivaouane Peulh, Omer Seck, a profité de la célébration du réveillon du Nouvel An pour formuler une recommandation forte à l’endroit du système éducatif. L’homme d’église suggère l’intégration formelle de l’éducation à la paix dans les programmes scolaires dès le cycle primaire, une mesure qu’il juge indispensable pour contrer la banalisation de la violence et des incivilités dans la société.

Face aux fidèles rassemblés autour du thème de l’éducation à la justice sociale et à la non-violence, l’Abbé Omer Seck a dressé un constat préoccupant sur les comportements sociaux actuels. Selon nos informations, reprises par Sud Quotidien, le prêtre estime que « la violence commence déjà dès le bas âge ». Pour lui, l’école doit jouer un rôle préventif majeur en érigeant la paix au rang de discipline d’enseignement à part entière. Il déplore une société où l’injure est devenue un réflexe quotidien, observant que « pour un rien, des gens se mettent à insulter », une dérive qu’il qualifie de malsaine pour le vivre-ensemble.

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte plus large de promotion des valeurs civiques et spirituelles. Le frère Nicéphore Gilbert Tine, qui introduisait la conférence lors de cette veillée, a rappelé que la non-violence et la paix constituent le cœur du message évangélique. Fustigeant les inégalités croissantes et les tensions sociales, il a invité l’assistance à une plus grande solidarité et au respect du bien commun, soulignant, en écho aux appels à la cohésion nationale comme celui lancé par le Président Diomaye Faye sur la préservation de la paix, que « là où amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ».

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