Ebola: l’Afrique prend des mesures drastiques face à l’épidémie

Depuis que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a fait de la lutte contre le virus Ebola une urgence mondiale, plusieurs pays africains ont renforcé leurs mesures. L’épidémie continue de se propager. C’est la plus violente depuis la découverte d’Ebola en 1976. Déjà près de 1 000 morts. Au Nigeria, un nouveau cas a été confirmé, lundi 11 août.

Au Nigeria, une infirmière a été contaminée, ce lundi, par le virus d’Ebola. Elle a été en contact avec un Libérien touché par le virus et hospitalisé à Lagos. Le Nigeria compte désormais dix cas confirmés et deux décès liés à Ebola.

Dans les pays non touchés, plusieurs cas suspects ont été mis en quarantaine. Au Sénégal, il s’agissait d’une fausse alerte. Le cas repéré au Nord dans la région de Matam est négatif. Il n’est pas affecté par Ebola. Au Bénin, deux cas suspects viennent d’être déclarés négatifs, eux aussi.

Au Rwanda, on attend toujours les résultats des tests effectués sur un jeune étudiant allemand qui a passé plusieurs jours au Liberia et qui souffrirait de fièvre.

Et en Sierra Leone, huit Chinois ayant soigné des patients d’Ebola ont été placés en quarantaine, a indiqué, ce lundi 11 août, l’ambassadeur de Chine à Freetown.

Dans les pays déjà touchés, des mesures drastiques ont été prises ces dernières heures. Au Liberia, les autorités viennent d’annoncer la mise en quarantaine d’une troisième province, celle du Lofa, au nord du pays. Aucune personne ne pourra y entrer ni en sortir afin de protéger les populations non encore touchées, a déclaré la présidente.

La Côte d’Ivoire, en alerte, annonce la suspension des vols de sa compagnie nationale dans les pays touchés par le virus Ebola.

Du côté de l’OMS, une réunion est organisée aujourd’hui pour débattre des possibilités de traitement. Faut-il ou non autoriser des sérums expérimentaux comme le ZMapp qui aurait aidé deux Américains à résister à la maladie ?

L’OMS annonce qu’un traitement préventif pourrait être testé dès le mois de septembre. Avec l’espoir, si les tests sont concluants, de développer un vaccin dès 2015.

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