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L’Etat du Sénégal ne compte plus servir de l’eau salée aux populations

  • Cheikh Kandé Cheikh Kandé

Dans le cadre de sa politique liée au réseau hydraulique rural et au Programme d’urgence pour le développement communautaire (Pudc), l’Etat du Sénégal a écarté de manière radicale tout ce qui a trait à la réalisation de forages à eau salée sur le territoire national. 

Autrement dit, il n’entend plus offrir à la consommation de ses populations de l’eau salée partout où elles se trouvent. Et cela, pour ce qui concerne tout le reste de son programme spécifique à la réalisation des forages ruraux. Cette nouvelle a été donnée par le directeur général de l’Office national des forages (Ofor), lors d’une visite axée sur les réalisations d’ouvrages hydrauliques dans la commune de Ndiagane Barka, sise dans le département de Foundiougne.

Accompagné par le président du Conseil départemental de Foundiougne Moustapha Mbaye et d’une forte délégation de techniciens, Lansana Gagny Sakho ne s’est pas arrêté là. Car même si les populations locales de Kébé Coudé et Sorome parlent d’une eau salée impropre à la consommation, il a aussi fait savoir que même s’il s’agit de développer des réseaux de plusieurs centaines de kilomètres, le Sénégal est aujourd’hui prêt à connecter l’ensemble des villages demandeurs du pays en eau douce et potable.

Ainsi en visite dans la zone de Passy pour s’enquérir de l’état d’exécution des trois forages prévus, le directeur général de l’Ofor s’est finalement rendu compte que les dits travaux ont été exécutés à 70 %. En effet, tous les puits qui étaient en phase  de réalisation ont été perforés et l’eau commence déjà à couler au bénéfice d’un nombre réduit de bénéficiaires. Il faudra cependant attendre encore quelques semaines pour voir l’ensemble des populations en profiter.

Compte tenu du fait que c’est pour la première fois que la commune de Ndiagane Barka bénéficie de ce genre d’ouvrage, cette visite a constitué une grande fierté pour les populations qui ont toujours connu des problèmes d’accès à l’eau potable. D’un coût d’investissement de 8 milliards de Frs obtenu grâce à la coopération Koica de la République coréenne, pour une durée d’exécution de deux (2) ans, ce programme en dehors du besoin d’approvisionnement des populations, est aussi un investissement pour lutter contre la pauvreté et le sous-emploi dans les villages.

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