Drame de l’UCAD : Au nom de la « rupture », la directive de Waly Diouf Bodiang pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus

La disparition de l’étudiant Abdoulaye Ba continue de susciter de vives réactions, y compris au sein de la mouvance présidentielle. Alors que les circonstances du drame font l’objet d’une attention soutenue, Waly Diouf Bodiang a pris la parole pour situer les responsabilités étatiques. Proche d’Ousmane Sonko, ce responsable politique ne s’est pas limité aux condoléances d’usage : il a tenu à rappeler à ses alliés une obligation fondamentale inhérente à l’exercice du pouvoir, liant directement la sécurité des étudiants à la crédibilité du projet politique actuel.

**Une responsabilité assumée par le pouvoir en place**

Pour Waly Diouf Bodiang, la gestion de la sécurité publique ne souffre d’aucune ambiguïté lorsqu’on détient les rênes de l’État. Dans une communication relayée par nos confrères d’IGFM, il affirme que la responsabilité des événements survenus est « consubstantielle à l’exercice du pouvoir ». Cette position implique, selon lui, que le régime actuel porte « la charge de sécuriser tous les Sénégalais », une mission qui s’applique avec une acuité particulière lors des interventions des forces de police.

Cette reconnaissance de la responsabilité étatique n’entrave en rien la procédure judiciaire. Le responsable politique précise que cette posture « ne préjudicie pas à l’impératif de tirer au clair cet événement condamnable et d’appliquer la justice dans toute sa rigueur ».

**L’appel à la « rupture » lancé à ses camarades**

Au-delà du constat, Waly Diouf Bodiang a adressé un message direct aux autorités et membres du régime. Il insiste sur la nécessité de traduire les promesses politiques en actes concrets de gouvernance. Selon lui, il est impératif, « conformément aux engagements de rupture », de veiller scrupuleusement à ce que de tels drames ne puissent plus survenir dans l’espace universitaire.

Il qualifie l’université de « temple du savoir et de la liberté », soulignant ainsi que la sécurisation de ces lieux doit être une priorité absolue pour ne pas reproduire les erreurs du passé. Waly Diouf Bodiang a conclu son propos en s’inclinant devant la mémoire du disparu et en présentant ses condoléances à la famille éplorée.

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