La disparition brutale de l’étudiant Abdoulaye Ba à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) a suscité une réaction immédiate au sommet de l’État. Alors que l’émotion est vive au sein de la communauté universitaire, les autorités ont décidé de ne pas laisser le vide s’installer autour de cette affaire, enclenchant une procédure de communication de crise impliquant plusieurs départements régaliens.
Dans un communiqué officiel diffusé ce mardi 10 février, le gouvernement, par la voix de Marie Rose Khady Fatou Faye, Secrétaire d’État auprès du Premier Ministre chargée des Relations avec les Institutions et Porte-parole du Gouvernement, a d’abord tenu à exprimer sa compassion. Le document mentionne que l’exécutif « s’incline respectueusement devant la mémoire du défunt » et présente ses condoléances à la famille biologique et académique du disparu. Au-delà de l’aspect émotionnel, le message insiste sur la nécessité de préserver le calme, appelant les acteurs à la « retenue » et au « sens des responsabilités ».
Sur le plan judiciaire et sécuritaire, les engagements pris sont formels. Selon les éléments relayés par nos confrères d’IGFM, le gouvernement promet une transparence totale sur les circonstances du décès. La porte-parole assure que « toute la lumière sera faite » et que les responsabilités seront situées conformément aux lois en vigueur. Parallèlement, des mesures « immédiates et appropriées » sont annoncées pour garantir la sécurité du campus social.
Pour matérialiser cette volonté de transparence et répondre aux interrogations, un dispositif exceptionnel a été mis en place pour cet après-midi même. La Primature accueillera, à 16h30, une conférence de presse d’une ampleur particulière. Ce rendez-vous verra la participation conjointe du Ministre de la Justice, du Ministre des Forces armées, du Ministre de l’Intérieur et du Ministre de l’Enseignement supérieur. Cette mobilisation simultanée de quatre ministres souligne la gravité accordée au dossier par le Premier ministre Ousmane Sonko et son équipe.
Tant que l’université restera une base arrière de l’opposition il n’y aura jamais de paix