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Dialogue national : Certains points des Assises nationales, comme facteurs bloquants

Lancé le 28 mai 2019, le Dialogue national initié par le président de la République, n’avance pas. Cette expression de la volonté du chef de l’Etat, qui constitue selon lui, une exigence démocratique qui engage les différentes composantes de la société, bute sur plusieurs questions. Des obstacles à l’évolution des travaux, après la tenue de plusieurs réunions. 

L’amnistie de Karim Wade et Khalifa Sall divisent les participants

L’un des principaux points de discorde, est la pertinence ou non d’amnistier Karim Wade et Khalifa Sall. Le 11 février, le débat était posé à nouveau sur la table de la Commission politique du dialogue national qui devrait poursuivre les discussions sur cette question.

Si l’opposition tient à ce que le point soit adopté, ce n’est pas le cas au sein de la majorité présidentielle qui n’adhère pas à l’idée. Karim Wade et Khalifa Sall qui ont été respectivement emprisonnés puis graciés dans le cadre de la traque des biens mal acquis de 138 milliards F Cfa et du détournement de deniers publics d’un montant de 1,8 milliards F Cfa, devront prendre leur mal en patience.

Encore qu’il faut tout de même préciser que les deux principaux concernés ne sont demandeurs d’aucune amnistie. Parce qu’ils sont convaincus d’avoir été injustement condamnés.

Le cumul de mandats et le statut de chef de parti-président de la République remis au goût du jour

Le sujet portant sur l’amnistie n’est pas d’ailleurs le seul blocage. Les participants n’accordent pas également leurs violons autour de l’arrêté Ousmane Ngom, qui interdit toute manifestation en centre-ville de Dakar. C’est aussi le cas pour la nomination par décret présidentiel du maire de Dakar.

Jeudi 20 février, c’est la question du cumul de mandats président de la République -chef de parti, qui devrait être débattue. “En 2024, le président de la République, une fois élu avant de prêter serment, doit démissionner de ses fonctions de chef de parti”, et c’est une proposition des Non-alignés.

Selon eux, pour protéger le président de la République qui est une institution, il faudrait que sa posture soit claire. Quand il agit ou qu’il parle que l’on puisse savoir exactement que c’est le chef de l’Etat qui parle afin qu’il n’y ait pas de confusion possible. C’est la raison pour laquelle, ils ont milité pour cette suppression.

Doutes persistants sur la sincérité du président de la République

Au regard de tous ces points de blocage, les “boycotteurs” qui doutent de la sincérité de Macky Sall, n’ont-ils pas raison d’avoir refusé de participer à l’initiative du président Sall, qui a exprimé sa disposition à mettre en œuvre les consensus issus de cet exercice important dans la poursuite de la modernisation du modèle démocratique.

A rappeler que des doutes sur la sincérité du président Macky Sall ont longtemps persisté. Ces “boycotteurs” avaient déjà rejeté les conclusions des Assises nationales en 2012, et celles de la Commission nationale de réformes des institutions (Cnri).

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