Le président américain a profité de la présence de plusieurs dirigeants mondiaux pour officialiser, ce jeudi, une nouvelle structure diplomatique. Baptisée « Conseil de paix », cette entité entend proposer une approche différente de la résolution des conflits, en débutant par un dossier brûlant du Moyen-Orient avant d’élargir son champ d’action.
C’est une initiative qui se veut structurante pour la politique étrangère américaine. Selon l’agence Anadolu, Donald Trump a présidé le lancement officiel de son « Conseil de paix », un organe conçu pour travailler en étroite collaboration avec les Nations unies. L’objectif affiché est de traiter les crises internationales avec une efficacité accrue, en commençant par la situation dans la bande de Gaza.
Lors de la cérémonie de signature, organisée en marge du Forum économique mondial, le chef de l’État américain a précisé les contours de cette mission prioritaire. « Nous sommes déterminés à faire en sorte que Gaza soit démilitarisé, correctement gouverné et magnifiquement reconstruit », a déclaré Donald Trump. Il a qualifié cette initiative de « grand plan », marquant le véritable point de départ de ce nouveau conseil.
Une collaboration paradoxale avec l’ONU
L’aspect le plus notable de cette annonce réside dans le partenariat affiché avec l’ONU, une institution que le président américain a souvent critiquée par le passé. Tout en pointant à nouveau ce qu’il considère comme un échec des Nations unies à exploiter leur « énorme potentiel », Donald Trump a insisté sur la complémentarité des deux structures.
« Je pense que la combinaison du Conseil de paix, avec le type de personnes que nous avons ici, et celle des Nations unies, peut donner quelque chose de très, très unique pour le monde », a-t-il souligné. Cette alliance vise à créer une force d’action capable d’opérer bien au-delà du seul cas palestinien.
Une ambition mondiale affichée
Si Gaza constitue la première étape, les ambitions de Washington pour ce conseil sont mondiales. Le président américain a affirmé que le champ d’intervention s’élargira à mesure que les premiers succès seront enregistrés. « Une fois ce conseil complètement formé, nous pourrons faire à peu près tout ce que nous voulons, et nous le ferons en coordination avec les Nations unies », a assuré Donald Trump devant près de deux douzaines de dirigeants.
Plusieurs représentants de pays étrangers ont apposé leur signature sur les documents fondateurs de l’organisation lors de cet événement. Toutefois, la charte précise et les détails techniques du mandat de ce « Conseil de paix » n’ont pas encore été rendus publics, laissant pour l’heure certaines interrogations sur son fonctionnement opérationnel.