Devant les autorités administratives de Mbour, l’obstacle structurel qui entrave l’engagement agricole des jeunes

C’est une confrontation directe avec les réalités du terrain qui s’est opérée à Mbour. Réunis en Comité départemental de développement (CDD), les acteurs de la société civile ont profité de la présence des décideurs administratifs pour mettre le doigt sur les blocages concrets qui freinent la transition agroécologique. Au-delà des discours sur le développement durable, une problématique spécifique, touchant directement la nouvelle génération de producteurs, a dominé les échanges.

La rencontre, organisée sous l’égide de la Dynamique pour la Transition Agroécologique Locale (DYTAEL) de Mbour–Petite-Côte, avait pour objectif premier de créer une passerelle entre les initiatives citoyennes et l’administration territoriale. En présence du préfet, des sous-préfets, des maires et des chefs de services techniques, il s’agissait de dépasser le stade des constats pour aborder les contraintes opérationnelles. Cette plateforme d’échange a permis aux organisations non gouvernementales locales de présenter l’état des lieux de leurs interventions dans les secteurs clés que sont l’agriculture, la pêche, l’élevage et le tourisme.

Au centre des préoccupations soulevées figure la question critique de l’accès au foncier. Selon les éléments rapportés par Sud Quotidien, cette problématique constitue le verrou principal pour les jeunes désireux de s’investir dans l’agriculture. Malgré une volonté affichée de s’engager dans des activités productives, cette frange de la population se heurte à l’indisponibilité des terres exploitables. La coordonnatrice de la DYTAEL a tenu à préciser que cette situation n’est pas isolée : « C’est une problématique récurrente, non seulement dans le département de Mbour, mais également dans d’autres zones du pays », a-t-elle indiqué, transformant ce constat local en une interpellation plus large sur la politique foncière nationale.

Outre l’accès à la terre, la réunion a mis en exergue un besoin urgent de rationalisation des interventions. Les participants ont insisté sur la nécessité de fédérer les actions éparses pour maximiser leur impact sur le développement local. La dispersion des initiatives, souvent menées sans concertation globale, dilue l’efficacité des projets de transition écologique. D’autres plaidoyers ont également été portés à l’attention des autorités, notamment concernant la préservation des ressources naturelles face au déboisement et à la coupe abusive de bois, des fléaux qui menacent directement l’équilibre des écosystèmes de la Petite-Côte.

Pour assurer une suite concrète à ces travaux, un document de synthèse regroupant l’ensemble des recommandations sera transmis aux autorités compétentes. La DYTAEL entend ainsi instaurer un mécanisme de suivi-évaluation rigoureux, forçant une collaboration plus étroite avec l’administration et les collectivités locales. L’objectif affiché est d’aligner ces dynamiques locales sur les orientations nationales en matière de souveraineté alimentaire, en passant d’une logique de projets isolés à une stratégie territoriale cohérente.

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Un commentaire

  1. La logique de projet agricole ou social doit nous inviter à appliquer ce que j’appelle une gestion scientifique rationnelle prévisionnelle comptable AHLUL BAYT AS PURS POUR UNE TRANSPARENCE NOTOIRE DANS LA VIE ALLAAHU AKBAR

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