La Nouvelle-Zélande traverse des heures sombres sur son Île du Nord, où des pluies torrentielles ont provoqué une série de glissements de terrain dévastateurs. Alors que les autorités s’activent pour retrouver plusieurs disparus, les équipes de secours sur place ont été confrontées à un dilemme opérationnel majeur au moment même où l’espoir semblait renaître.
Le drame s’est noué jeudi matin, aux alentours de 9h30 heure locale, au parc de vacances de Mount Maunganui. Cette destination touristique populaire, encore fréquentée en cette dernière semaine de vacances scolaires estivales, a été frappée de plein fouet par une coulée de boue. Selon nos informations, confirmées par la chaîne Al Jazeera, la catastrophe a emporté des camping-cars et un bloc sanitaire.
C’est au cœur de ces décombres que la situation a pris une tournure particulièrement dramatique pour les premiers intervenants. Le commandant des pompiers et des services d’urgence, William Park, a rapporté que des signes de vie avaient été détectés sous les gravats. Des membres du public avaient d’abord tenté d’intervenir après avoir entendu des voix, un constat confirmé par les premières équipes de pompiers arrivées sur place.
Cependant, les opérations ont dû être brusquement interrompues. William Park a précisé que l’instabilité du sol et le risque imminent de nouveaux mouvements de terrain ont contraint le commandement à ordonner le retrait immédiat de tout le personnel présent sur le site, malgré la détection de ces signes de vie. Les responsables ont indiqué aux journalistes qu’ils gardaient l’espoir de retrouver des survivants, tout en soulignant que la menace de nouveaux glissements entravait considérablement la progression des secours.
Le bilan humain reste pour l’instant incertain. Le surintendant de police Tim Anderson s’est refusé à donner un chiffre exact, évoquant simplement un nombre de disparus « à un seul chiffre ». Toutefois, le ministre de la Gestion des urgences, Mark Mitchell, cité par les médias locaux, a confirmé que des enfants figuraient parmi les personnes manquant à l’appel.
Outre le site de Mount Maunganui, d’autres incidents ont été signalés dans la région. À Papamoa, une localité voisine, deux personnes sont portées disparues après qu’un glissement de terrain a frappé une habitation. Par ailleurs, au nord d’Auckland, un homme de 47 ans a disparu alors qu’il tentait de traverser la rivière Mahurangi ; son véhicule a été emporté par les eaux de crue.
Le Premier ministre Christopher Luxon a assuré suivre activement l’évolution de la situation à travers le pays. Cette catastrophe s’inscrit dans un contexte météorologique extrême que les scientifiques lient au changement climatique, avertissant que sans mesures significatives pour réduire la pollution, la fréquence de ces événements continuera d’augmenter.