Alors que les infrastructures sportives sortent de terre et que la communication officielle vante l’héritage des futurs Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), une voix discordante s’élève pour interroger la cohérence de cette démarche. Dans un contexte marqué par des tensions universitaires persistantes, la tenue de cet événement mondial pourrait se heurter à une réalité sociale bien moins reluisante que les maquettes présentées.
Dans une tribune transmise à notre rédaction via IGFM, Samba Kara Ndiaye, président du parti NADEMS et du Mouvement pour la Vérité et la Justice Sociale (MTVS), met en lumière ce qu’il qualifie de « contradiction frappante ». Pour le responsable politique, il existe un fossé grandissant entre la volonté d’offrir un accueil chaleureux à la jeunesse du monde entier et le traitement réservé actuellement à la jeunesse sénégalaise, notamment dans l’espace universitaire.
L’auteur pointe directement la gestion du maintien de l’ordre, évoquant des « violences policières » et des campus transformés en « zones de guerre ». Cette sortie intervient alors que plusieurs organisations de défense des droits humains ont récemment documenté des incidents à l’UCAD, dénonçant une répression qui contraste avec l’image d’unité prônée pour 2026.
Pour Samba Kara Ndiaye, le risque dépasse la simple indignation morale. Il avertit que les Jeux pourraient changer de nature sous le regard de la communauté internationale. Selon son analyse, l’événement risque d’être boycotté ou de se transformer en une tribune pour dénoncer les abus, plaçant les athlètes et visiteurs face à un « dilemme moral ». Les médias étrangers et les comités olympiques, note-t-il, commencent déjà à s’interroger sur la pertinence d’organiser une fête de la jeunesse dans un pays où les étudiants peinent à faire valoir leurs droits.
Le président du NADEMS estime que la balle est désormais dans le camp du gouvernement. L’organisation des JOJ 2026 ne pourra, selon lui, se limiter à des médailles et des podiums : elle devra nécessairement passer par une réponse aux aspirations de justice exprimées par les mouvements citoyens et collectifs étudiants.
Voilà le récit d’un vrais NAFEĶH. Malentendu gnou diam. Une opposition qui ne parle jamais de programme. THIIIIM
Il ne faut pas ceder à aucun chantage . Envoyez les vieux étudiants dans l’armée . Supprimer les amicales , repenser les bourses , régler définitivement le calendrier universitaire.