Le président américain et le Premier ministre britannique ont échangé ce jeudi sur un dossier géostratégique majeur : l’avenir de l’île de Diego Garcia. Si les discussions entre Donald Trump et Keir Starmer sont qualifiées de productives, la validation de l’accord par Washington s’accompagne d’une condition sécuritaire stricte qui place la diplomatie sous surveillance militaire.
L’échange a porté sur ce site abritant une base militaire américaine capitale, positionnée au cœur de l’océan Indien. Donald Trump, via sa plateforme Truth Social, a souligné la « grande importance pour la sécurité nationale des États-Unis » de cette infrastructure, confirmant la priorité accordée par Washington au maintien de ses capacités opérationnelles dans la zone.
Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, le président américain a reconnu la validité de l’accord de location négocié par le gouvernement britannique, le décrivant comme le « meilleur compromis possible » dans le contexte actuel. Cette reconnaissance diplomatique ne constitue cependant pas un chèque en blanc pour Londres.
La Maison Blanche a en effet tracé une ligne rouge explicite. Donald Trump a précisé que les États-Unis conservent leur autonomie d’action si les termes de l’accord venaient à être compromis ou si les opérations américaines faisaient face à une menace quelconque. « Je conserve le droit d’assurer militairement la sécurité et de renforcer la présence américaine à Diego Garcia », a averti le chef d’État, rappelant que la sécurité de la base prime sur les arrangements politiques.