La disparition de l’actrice Halima Gadji continue de susciter une vive émotion au Sénégal, multipliant les hommages saluant son talent et sa mémoire. Pourtant, au milieu de cette vague de reconnaissance posthume, une voix s’élève pour interroger la sincérité de cet élan collectif. Dans une tribune publiée par *Le Quotidien*, l’activiste Fatou Warkha Sambe refuse de s’en tenir aux éloges de circonstance et met en lumière le décalage frappant entre l’admiration affichée aujourd’hui et la violence sociale subie par l’artiste de son vivant.
L’auteure s’appuie sur l’adage wolof « Bokuma ci mo gën, duman rek » (Mieux vaut pouvoir dire « je n’en faisais pas partie » que « je n’étais pas la seule ») pour déconstruire l’attitude de l’opinion publique. Selon Fatou Warkha Sambe, il est aisé aujourd’hui de se désolidariser du harcèlement dont Halima Gadji a été victime, mais cette posture ne suffit pas à effacer la responsabilité collective. Elle rappelle que l’actrice, révélée au grand public par la série *Maîtresse d’un homme marié*, a dû affronter un climat hostile où la confusion entre son rôle et sa personne a servi de prétexte à des jugements sévères.
Ce que Fatou Warkha Sambe pointe du doigt, c’est l’incapacité de la société à soutenir les femmes visibles lorsqu’elles expriment leur mal-être. Halima Gadji n’a jamais caché ses batailles contre la dépression et ses difficultés personnelles. Pourtant, ses appels à l’aide et sa transparence sur sa santé mentale ont souvent été accueillis par du mépris ou de l’indifférence, plutôt que par la bienveillance aujourd’hui proclamée. Cette situation rappelle l’urgence d’un environnement numérique plus sain, alors que la question de la régulation des réseaux sociaux et contenus numériques devient centrale pour protéger les individus contre ces dérives.
Au-delà de la dénonciation, la tribune livre un témoignage intime sur la personnalité réelle d’Halima Gadji. Fatou Warkha Sambe relate un repas partagé où, malgré ses propres tourments, l’actrice avait été la seule à percevoir la détresse silencieuse de son interlocutrice. « Warkha, toi tu ne parles pas, mais je sais que la vie te fait voir de toutes les couleurs », lui avait-elle glissé. Une anecdote qui illustre, selon l’activiste, l’écart immense entre l’amour que l’actrice donnait aux autres et la dureté qu’elle recevait en retour.
Pour Fatou Warkha Sambe, l’héritage d’Halima Gadji ne doit pas se limiter à son talent d’actrice, mais doit servir d’électrochoc pour changer les mentalités. Elle invite chacun à dépasser les hommages faciles pour adopter une véritable éthique de la bienveillance envers les vivants, refusant désormais de participer, par le silence ou l’action, à la destruction médiatique et sociale des personnes vulnérables.
C’est juste de l’ignorance caractérisée. Les comportements dans notre société sont malsains. Nous sommes très rapides à porter un jugement très dérogatoire aux autres sans réfléchir aux conséquences. Les enfants aillant des retards de développement sont constamment stigmatisés au grand désespoir de leurs parents. La même chose se passe pour ceux qui souffrent d’infirmités ou de troubles psychiques. On peut dire la même chose sur notre comportement envers les étrangers: hé Diallo, hé nar, etc…
Faites vous partie des gens qui critiquent tort pour faire mal ? Le tailleur constitutionnel est Il concerné par le retard des travaux de hôpital de Ourossogui ?
Qu’elle repose en paix Halima Gadji, dans ce pays il y’à trop de méchant si tu es réservé, rangé, intelligence …….tu dérange Méchanceté 100%