Présent à Istanbul pour le Congrès de l’Union Cycliste des Balkans (UCB), David Lappartient a livré une analyse détaillée sur l’évolution du cyclisme en Turquie. Le président de l’Union Cycliste Internationale (UCI) et membre du Comité International Olympique (CIO) n’a pas seulement évoqué les infrastructures techniques ; il a partagé un souvenir personnel impliquant un ancien chef d’État français pour témoigner de la portée réelle du Tour de Turquie.
L’événement, qui rassemble les acteurs du cyclisme régional, a servi de tribune pour souligner les progrès réalisés par la Fédération Turque de Cyclisme. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, David Lappartient a salué l’organisation du congrès et l’accueil réservé aux participants issus de 12 pays. Il a mis en avant le travail de fond mené par le président de la fédération locale, Emin Muftuoglu, et le soutien gouvernemental qui permet à cette discipline de s’ancrer durablement dans le paysage sportif national, plus de cent ans après la création de la fédération.
**Une audience qui a atteint les bureaux de l’Élysée**
Pour illustrer la dimension internationale acquise par le « Tour Cycliste Présidentiel » de Turquie, le patron du cyclisme mondial a convoqué une anecdote précise datant de son mandat à la présidence de la Fédération française. Lappartient a relaté une rencontre survenue le 2 mai 2011 avec Nicolas Sarkozy, alors président de la République française.
Lors de cet échange, Nicolas Sarkozy avait surpris son interlocuteur en lui demandant s’il avait suivi l’étape de la veille du Tour de Turquie. Devant la réponse négative de Lappartient, le chef d’État avait précisé avoir lui-même regardé la course, soulignant au passage la performance du coureur français Thibaut Pinot. Pour le président de l’UCI, cet épisode démontre que l’épreuve turque capte l’attention bien au-delà des cercles spécialisés, touchant des passionnés jusqu’au plus haut sommet des États.
**Les ambitions autour du vélodrome de Konya**
Au-delà de cette reconnaissance médiatique, les discussions ont porté sur les infrastructures de pointe dont dispose désormais le pays. L’attention s’est particulièrement portée sur le vélodrome de Konya, jugé de niveau international par l’instance dirigeante. Cette enceinte accueillera d’ailleurs les Championnats d’Europe en février prochain, une échéance majeure pour valider les investissements consentis.
David Lappartient a également plaidé pour une intégration accrue du cyclisme dans les grands événements multisports, citant les Jeux européens comme une vitrine potentielle pour la Turquie. Si le Tour présidentiel reste le phare de la discipline, l’objectif affiché est de multiplier les compétitions pour maintenir une visibilité constante tout au long de l’année.