La question des récompenses attribuées aux représentants sportifs de la nation, et plus particulièrement la qualité des assiettes foncières octroyées, a récemment fait l’objet d’une interpellation publique de la part d’El Hadji Diouf. Face aux réserves émises par l’ancien international sur la viabilité de ces dons, le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu à apporter des précisions sur la stratégie que l’État entend désormais déployer.
Le constat dressé par El Hadji Diouf était sans équivoque. Selon les éléments rapportés par nos confrères d’IGFM, l’ancien numéro 11 des Lions a pointé du doigt les difficultés concrètes liées à certains terrains offerts aux joueurs, évoquant notamment des problèmes d’accessibilité et des obstacles à la valorisation effective de ces biens. Une sortie qui met en lumière le décalage parfois observé entre l’annonce de la récompense et sa jouissance réelle par les bénéficiaires.
Saisi de cette question, le chef du gouvernement n’a pas nié la réalité décrite. Ousmane Sonko a reconnu la pertinence des critiques formulées, admettant que l’exécutif est « conscient des difficultés rencontrées par les joueurs ». Toutefois, au-delà du simple constat, le Premier ministre a insisté sur la volonté de rupture dans la gestion de ce dossier sensible.
La réponse de l’État s’articule autour d’une révision globale des procédures. Ousmane Sonko a affirmé que le gouvernement est « déterminé à rationaliser la gestion du foncier public ». L’objectif affiché est de sortir de l’improvisation pour aller vers des solutions pérennes. « Nous travaillons pour trouver des solutions durables », a-t-il déclaré, annonçant par la même occasion que des mesures concrètes seront prises prochainement pour optimiser la gestion et la valorisation des parcelles.
Cette intervention vise, selon les autorités, à clore définitivement le débat récurrent sur la qualité des gratifications nationales. L’ambition est de mettre en place un système transparent et efficace, garantissant que les biens attribués aux sportifs ne soient plus des titres symboliques, mais de véritables actifs valorisables.