Le président de la République du Sénégal, Macky Sall peut être considéré comme quelqu’un né sous une bonne étoile. Ayant opté pour la radicalisation systématique de radier les soixante mille (60.000) enseignants recensés dans le territoire national, il se verra « sauvé » de justesse par les deux confréries, considérées comme faisant partie des plus grandes, sinon les plus grandes du Sénégal. Des appels des chefs religieux, Tidiane et Mouride ont décanté la situation entre l’Etat et les enseignants qui était en train de pourrir.
La radiation n’est pas un phénomène nouveau au Sénégal avec celle des policiers en 1987 par l’ancien président de la République, Abdou Diouf qui n’avait pas hésité à briser beaucoup d’ailes policières, entraînant du coup une cassure sociale. Près de 40 ans, la police en porte toujours les séquelles, sans compter les familles touchées qui ont explosé entre temps.
Si l’Etat avait poussé le rubicond jusqu’à radier les enseignants, la fracture sociale serait plus dramatique que celle des policiers. En effet, Macky Sall aurait signé sa mort politique, mais aussi serait resté dans les annales à tout jamais comme étant celui qui a brisé l’éducation au Sénégal, lui qu’on appelle le président de l’Après Indépendance.
Cette bombe enseignante désamorcée, Macky Sall doit remercier le bon Dieu d’avoir répondu favorablement aux coups de fil de ces religieux qu’il taxait il ya moins de deux ans de « citoyens ordinaires ».
Nos religieux doivent aussi savoir qu’ils sont des baromètres sociaux importants et doivent s’impliquer davantage selon leurs prérogatives.