L’intensification des opérations militaires israéliennes sur le territoire libanais engendre des conséquences humanitaires majeures. Face à l’urgence de la situation, les instances internationales s’organisent pour répondre aux besoins d’une population civile massivement poussée à l’exode.
Selon les données communiquées vendredi par l’Organisation des Nations unies (ONU) et relayées par l’agence Anadolu, plus de 822 000 personnes ont été enregistrées comme déplacées au Liban. Parmi ces civils fuyant les attaques en cours, notre rédaction note la présence de près de 300 000 enfants.
Lors d’un point de presse, le porte-parole de l’ONU, Stephane Dujarric, a indiqué que 28 000 personnes sont actuellement réparties dans près de 600 sites collectifs à travers le pays. Les autorités onusiennes estiment cependant que le nombre réel de déplacés dépasse largement ces recensements officiels. « Nous réitérons une nouvelle fois la nécessité d’un accès humanitaire sûr et ininterrompu », a déclaré le porte-parole.
Afin de structurer la réponse à cette situation, l’ONU et le gouvernement libanais ont lancé un appel de fonds conjoint. Les deux entités requièrent 308,3 millions de dollars pour garantir une assistance vitale à un million de personnes touchées par la crise.
Ces initiatives humanitaires se déploient alors qu’Israël a étendu ses frappes aériennes, touchant la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des secteurs de l’est et du sud du Liban. Cette offensive s’accompagne, depuis le 3 mars, d’une incursion terrestre limitée dans la partie méridionale du pays, dans le sillage d’une campagne militaire conjointe menée avec les États-Unis contre l’Iran depuis la fin du mois de février.