L’Intersyndicale du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) a publié, ce vendredi 6 février 2026, un communiqué pour dénoncer la dégradation du climat social dans les campus sociaux, conséquence des mouvements de grèves et des journées sans tickets (JST). Selon elle, cette situation compromet « gravement l’intégrité physique du personnel et dégrade l’outil de travail mis au service de la communauté estudiantine ».
L’intersyndicale déplore les interruptions forcées de travail, les menaces, les agressions verbales et physiques, ainsi que les actes de violences et de vandalisme perpétrés contre le personnel et les infrastructures. Elle alerte sur le fait que l’insécurité a atteint « un seuil critique qui ne permet plus d’assurer le service dans des conditions de dignité et de sûreté ».
Face à cette crise, l’Intersyndicale exige de la Direction du COUD et des autorités « d’assurer la sécurité des travailleurs et des infrastructures » et dénonce toute tentative « d’intimidation visant à forcer les agents à abandonner leurs postes ». Elle réaffirme également son soutien total aux travailleurs ayant subi des préjudices moraux ou physiques.
L’organisation précise que les grèves répétées n’ont aucun lien avec les prestations offertes par le COUD, qui subit pourtant un lourd tribut. Elle rappelle par ailleurs les efforts de l’État pour faciliter le quotidien des étudiants, notamment par la mise en place de tarifs sociaux : 50 F pour le petit-déjeuner (NDEKKI), 100 F pour le déjeuner (AGNE) et le dîner (REERE), et 50 F pour l’accès aux soins médicaux. Selon l’Intersyndicale, ces mesures témoignent « d’une volonté claire de soutenir le pouvoir d’achat des étudiants et de renforcer la dimension sociale des œuvres universitaires ».
S’agissant des JST, l’Intersyndicale juge ces initiatives « inacceptables et incompréhensibles », estimant que plus de dix jours sans tickets pourraient coûter « plus d’un milliard au COUD », ce qui est insoutenable pour un budget déjà déficitaire.
Pour protéger les travailleurs, l’Intersyndicale appelle les agents à observer leur droit de retrait pour 48 heures à partir de ce vendredi 6 février 2026, renouvelable si la situation ne s’améliore pas. Elle avertit qu’elle « se réserve le droit d’utiliser tous les moyens légaux pour protéger les travailleurs » et les invite à la solidarité et à la vigilance.
En dernière instance, l’organisation réaffirme son attachement au dialogue, au respect mutuel et à la préservation d’un climat paisible au sein de l’université.
En tous les cas tout peut être sauf dégâts matériels ou humains si non saisir la justice
Et à l’extérieur si on prend un étudiant, on ne l’emprisonne pas i continue à étudier à mais il est fichié ainsi il ne pourra plus avoir un travail relevant de l’état et même certaines structures avant d’embaucher peut regarder son statut pour lui rejeter un emploi