La tension monte d’un cran dans la péninsule coréenne où la rhétorique belliqueuse a repris de plus belle ce samedi. La Corée du Nord a officiellement désigné la Corée du Sud comme son ennemi « le plus hostile », l’accusant d’avoir violé sa souveraineté suite à l’intrusion d’un drone détecté plus tôt cette semaine.
D’après les précisions fournies par l’agence de presse officielle KCNA, citée par Anadolu, l’armée nord-coréenne a repéré un objet aérien le 4 janvier dernier. L’engin, qui provenait de l’espace aérien d’Incheon en Corée du Sud, a été neutralisé grâce à des équipements de guerre électronique spécialisés. L’appareil s’est écrasé à environ 1 200 mètres de Muksan-ri, une localité rurale située en périphérie de Kaesong, non loin de la frontière intercoréenne.
Face à cet incident, Pyongyang a durci le ton, affirmant que la Corée du Sud constitue désormais un « ennemi immuable ». L’agence d’État a averti que le Nord n’hésiterait pas à « anéantir » son voisin en cas d’attaque, qualifiant cette incursion de « nouvelle violation grave de la souveraineté ». Le régime a également exhorté la communauté internationale à prendre la mesure des causes profondes de l’escalade actuelle et des risques de conflit armé dans la région.
Cette montée des tensions intervient dans un contexte politique complexe. Le président sud-coréen, Lee Jae-myung, tente depuis son arrivée au pouvoir en juin de rétablir le dialogue avec le Nord, marquant une rupture avec la politique de son prédécesseur, Yoon Suk-yeol, destitué l’année dernière. Pour l’heure, les tentatives de rapprochement de l’administration actuelle sont restées sans réponse de la part de Pyongyang.