Le bras de fer procédural initié par le ministère public dans le cadre de l’affaire Ellipse Projects vient de connaître son épilogue devant la plus haute instance judiciaire du pays. Saisie d’un recours visant à maintenir en détention l’un des protagonistes clés du dossier, la Cour suprême a rendu un arrêt définitif qui désavoue la position du parquet et confirme la lecture faite par les juges d’instruction.
Selon les informations rapportées par IGFM, la Cour suprême a rejeté le pourvoi formé par le parquet général. Ce dernier contestait la décision de la chambre d’accusation, qui avait précédemment ordonné la mise en liberté provisoire de Serigne Oumar Mbaye. En déboutant le ministère public, les magistrats de la haute juridiction valident la sortie de prison de ce marabout, incarcéré sur instruction du juge financier au début de l’instruction.
Présenté comme un proche du journaliste Madiambal Diagne, Serigne Oumar Mbaye avait été placé sous mandat de dépôt pour des faits présumés de complicité. La justice s’intéressait particulièrement à son rôle supposé au sein de la SCI Pharaon, une structure immobilière citée dans ce dossier de rétrocommissions présumées. Les enquêteurs tentaient d’établir son implication dans des opérations financières jugées irrégulières.
Devant la Cour, la défense a maintenu sa ligne directrice. Le collectif d’avocats, constitué de Me Abdou Dialy Kane, Me Yeri Ba, Me Abou Abdoul Daff et Me Abdou Dieng, a soutenu l’absence de tout lien opérationnel entre leur client et les flux financiers incriminés. Une argumentation qui a convaincu les juges de confirmer l’arrêt de la chambre d’accusation.
Cette décision intervient alors que d’autres personnes mises en cause dans cette même procédure, notamment l’épouse et deux enfants de Madiambal Diagne, avaient déjà bénéficié d’une mise en liberté provisoire. Avec cet arrêt de la Cour suprême, la mesure d’élargissement devient effective pour Serigne Oumar Mbaye, marquant une étape décisive dans l’instruction de ce dossier.