Cité Fayçal: précisions de la SOGEPA sur la suspension de la récupération des villas de l’État

La Société de Gestion du Patrimoine Bâti de l’État (SOGEPA) poursuit sa mission de récupération des biens immobiliers de l’État, cette fois-ci à la cité Fayçal. Selon un communiqué publié par la cellule communication de la SOGEPA parcour par Senego, cette opération vise à remettre à l’État les 53 villas administratives situées à l’est du lac « Dekh Meew », près du technopole de Cambérène.

Le communiqué précise que ces villas, occupées depuis plus de 30 ans par d’anciens hauts fonctionnaires, avaient fait l’objet de baux ordinaires octroyés en 2017 pour 50 ans, puis prolongés à 99 ans en 2018, avec un loyer moyen de 50 000 Fcfa par mois. La SOGEPA rappelle que ces contrats ne peuvent être qualifiés de baux emphytéotiques, lesquels nécessitent une approbation par décret, une durée maximale de 50 ans et une inscription au Livre foncier, conformément à l’article 39 du code du domaine de l’État.

Le communiqué souligne également que la majorité des occupants sont retraités, que certains sont décédés ou ont mis en location ces villas à des tiers, et que plusieurs ont effectué des modifications sur les bâtiments sans autorisation. Face à cette situation, la SOGEPA a lancé en août 2024 une procédure de résiliation des baux, notifiée aux locataires en février 2025 avec un délai de restitution de six mois.

Toutefois, l’association des résidents de la cité Fayçal a saisi la Cour suprême pour excès de pouvoir. La décision du 7 août 2025 suspend la procédure de résiliation jusqu’à l’examen du recours.

La SOGEPA réaffirme sa volonté de sécuriser et de remettre ces biens à l’État pour une utilisation publique.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

18 commentaires

    • Qu’elle dégage alors, elle et tous les autres. Mane hawma loutakh Sénégalais beug lou yomb rek. S’accaparer de la sorte des biens de l’Etat sur aucune base légale, que des ndiouth ndiath!!! Niakk diom rek!!!

  1. Ils avaient opté pour un logement de fonction en renonçant aux indemnités de logements.
    Leurs collègues qui recevaient des indemnités sont partis sans option.d’achat d’un quelconque bien.de l’Etat.
    En conséquence, ils devraient quitter avec les fonctions occupées

  2. Je trouve anormal que de haut fonctionnaire de l’état qui ont dés moyens d’avoir des villas occupent des villas de l’état et s’en accaparent c’est triste et desolant

  3. Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. L´Etat ne devait pas mettre en bail des logements de fonctions dont l´occupation doit cesser avec la cessation de fonctions.

  4. Ces bâtiments sont amortis depuis longtemps. Faites attention à ce que vous dites. Il y a des fonctionnaires qui ne pouvaient assurer la dépense quotidienne le jour de leur départ à la il y a des fonctionnaires à la retraite. Parce qu’ils n étaient ni des voleurs ni des corrompus. Ce genre de fonctionnaires méritent plus qu une villa amortie. Il faut toujours faire la part des choses entre les politiciens et les fils du pays

  5. Tous les fonctionnaires ont servi l’État, d’autres ont comme eux ont # servi l’État # avec loyauté et ont quitté leur logement de service.
    Ce n’est honetqu’ils gardent ces logement.ils doivent quitter. Si l’État les laisse il aura failli à sa mission

  6. C’était de hauts fonctionnaires ils étaient bien payés. . Ceux qui gagnaient le quart de ce que gagnaient ceux ministres et hauts fonctionnaires ont pu avoir une maison pour ses vieux jours

  7. Quelle honte pour la république de voir de hautes autorités de l’état devenir des sangsues voraces insatiables qui continuent de sucer le peuple sénégalais jusqu’à la moelle L’état doit être ferme et récupérer ses biens pour le compte de tous les sénégalais. Et je vois encore que le frère de Macky Sall à savoir Aliou Sall possède aussi une de ses villas construites alors qu’il était élève au collège. Ce pays était dirigé par des rapaces et des charognards sans foi ni loi ni morale

Laisser un commentaire