Le Préfet du département de Dakar durcit le ton contre la circulation des véhicules à bras et à traction animale dans la zone d’influence du Bus Rapid Transit (BRT). Dans un communiqué officiel daté du 5 janvier 2026, l’autorité préfectorale rappelle que cette circulation est formellement interdite depuis l’arrêté n°274/P/D/DK du 26 juillet 2024.
Selon le texte, « la circulation des véhicules à bras et à traction animale (pousse-pousse et charrettes) y est expressément interdite ». Malgré cette interdiction, des violations persistantes ont été constatées, entraînant « des perturbations importantes du trafic » et « un encombrement significatif de la voie publique ».
Le Préfet souligne également que le stationnement de ces engins, notamment sur les espaces réservés aux piétons, « compromet gravement la sécurité et la fluidité de la circulation piétonnière ».
Face à cette situation, l’administration annonce un renforcement strict des mesures à compter du jeudi 8 janvier 2026. Désormais, « les véhicules à bras et à traction animale circulant ou stationnant dans la zone d’influence du BRT seront systématiquement immobilisés et placés en fourrière », tandis que les contrevenants s’exposeront à des poursuites judiciaires conformément à la loi.
Le projet de Bus Rapid Transit (BRT) suscite de sérieuses interrogations quant à sa conception, à son exécution et à l’utilisation des ressources financières qui y ont été consacrées. Au regard des investissements engagés, les résultats observés apparaissent en décalage avec les objectifs attendus, ce qui rend nécessaire la réalisation d’un audit approfondi du projet.
En effet, des habitations ont été démolies et leurs occupants indemnisés, de même que certains vendeurs installés le long de l’axe routier. Or, après l’achèvement des travaux annoncés, nombre de ces personnes ont réoccupé les lieux, y compris des bénéficiaires d’indemnisations qui ont reconstruit ou réinvesti les espaces restants de leurs habitations. Cette situation soulève des questions relatives à la gouvernance, au suivi et à l’efficacité des mesures mises en œuvre.
Plus largement, le projet, dans sa configuration actuelle, présente des insuffisances notables. Toute infrastructure de cette envergure devrait être pensée en tenant compte des besoins des générations futures et de l’évolution démographique. À cet égard, l’accessibilité des services de secours en cas de sinistre dans la zone demeure une préoccupation majeure.
Après plusieurs décennies d’indépendance, l’incapacité persistante à réaliser des infrastructures routières fonctionnelles et durables interroge la qualité des standards techniques et de la planification.
La circulation sur l’axe Liberté 6 – Guédiawaye : si une charrette est devant toi, tu as la possibilité de couper ton moteur.
les congestions observées, susceptibles de paralyser le trafic — y compris en cas d’urgence médicale — traduisent un manque de sérieux dans la conception opérationnelle du projet.