Cinq langues dont une sénégalaise composent la sélection officielle du Prix Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani pour la compétition de traduction 2026

C’est au siège de l’Association pour la Recherche et l’Éducation pour le Développement (ARED) à Dakar que s’est joué, ce mardi 2 février 2026, un acte décisif pour le rayonnement culturel du pays. Une exposition de livres y a été organisée en présence d’une délégation venue spécialement du Qatar. L’événement, loin d’être une simple présentation d’ouvrages, servait de vitrine préparatoire à l’une des distinctions les plus convoitées dans le domaine de la traduction et de la compréhension internationale : le Prix Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani.

Au cœur de cette édition 2026, la fondation qatarie a opéré une sélection restreinte de cinq langues qui serviront de support à la compétition. Aux côtés de géants linguistiques comme l’anglais, le chinois, l’italien et l’azéri, le pulaar a été officiellement retenu comme langue de compétition. Cette décision confère désormais à cet idiome national un statut de langue de portée internationale, l’alignant sur les mêmes standards d’évaluation que les autres langues en lice.

Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, la production littéraire présentée aux membres du Conseil d’administration du Prix a été jugée « très riche ». Les ouvrages exposés couvrent un large spectre, allant des travaux scientifiques et techniques aux traductions croisées. Si les échanges entre le pulaar et l’arabe sont nombreux, l’accent stratégique pour cette compétition a été mis sur les flux de traduction de l’anglais vers le pulaar et inversement.

Mamadou Amadou Ly, directeur général de l’ARED, a précisé les enjeux de cette rencontre en amont de la délibération finale prévue pour la fin du mois de mars. L’objectif était de mobiliser les chercheurs, écrivains et éditeurs pour démontrer la vitalité de la langue. « Le pulaar a été retenu cette année comme langue internationale et doit concourir au même titre que des langues comme l’anglais. Il était important de montrer, en amont de la compétition, la richesse de notre production », a-t-il déclaré.

L’ARED, structure hôte de l’événement fondée en 1991, poursuit ainsi sa mission de valorisation des langues africaines comme vecteurs de savoir. Cette reconnaissance internationale du pulaar marque une étape supplémentaire dans l’intégration des langues nationales sénégalaises dans les circuits mondiaux de l’édition et de la recherche.

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