Ciblés par le comité de veille présidentiel, le sort administratif scellé pour sept agents publics au Burkina Faso

Réuni en session ordinaire ce jeudi 5 février, le Conseil des ministres du Burkina Faso s’est penché sur l’assainissement de l’administration publique. Dans un contexte marqué par la volonté des autorités de transition de lutter contre les mauvaises pratiques, l’exécutif a dû statuer sur le cas de plusieurs fonctionnaires mis en cause par des rapports récents. Les décisions prises marquent une étape concrète dans la politique de tolérance zéro prônée par Ouagadougou.

Selon nos informations, basées sur le compte rendu du Conseil relayé par l’Agence Afrique, ces mesures disciplinaires font suite directe aux travaux du Comité d’Orientation pour le Renouveau et la Gouvernance (KORAG). Ce jeudi, le gouvernement a ainsi prononcé la révocation immédiate de quatre agents de la fonction publique. Les faits reprochés concernent des actes de corruption avérés.

Le détail des sanctions révèle que les profils concernés appartiennent à des corps sensibles de l’État. Parmi les quatre agents destitués figurent un adjudant de la police nationale, deux policiers municipaux ainsi qu’un agent des domaines. Outre ces révocations, trois autres fonctionnaires, dont un médecin spécialiste, un adjudant de police et un policier municipal, ont été traduits devant le conseil de discipline pour répondre de leurs actes.

Cette vague de sanctions est la conséquence des révélations faites le 1er février dernier par le KORAG. Placé directement sous l’autorité du président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, cet organe a pour mission la veille stratégique et la transparence au sein de l’appareil d’État. Le Conseil des ministres a par ailleurs instruit les autorités compétentes de mener à leur terme, dans les plus brefs délais, l’ensemble des procédures engagées.

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