Ciblant sept marques précises avant le Ramadan, la campagne de boycott qui vise l’activité agricole majeure des colonies israéliennes

À quelques semaines du mois sacré de Ramadan, période marquée par une hausse significative de la consommation de certaines denrées alimentaires, la société civile palestinienne réactive ses leviers de pression économique. La campagne Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS) a lancé un nouvel appel à la vigilance des consommateurs, ciblant spécifiquement une filière agricole accusée de soutenir l’économie des implantations en Cisjordanie.

L’organisation focalise son attention sur les dattes israéliennes, produit phare des tables de rupture du jeûne. Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, la campagne justifie cette mobilisation par la situation dans la vallée du Jourdain, en Palestine occupée. Les activistes dénoncent une « spoliation des ressources » dans cette zone où la culture des dattes constitue l’activité principale de près de 50 % des colonies israéliennes, considérées comme illégales au regard du droit international.

Pour orienter les acheteurs, le mouvement a dressé une liste explicite des appellations à éviter. Les marques Mehadrin, Hadiklaim, Jordan Valley, Jordan Plains, Jordan River, Bet Sheva et Solomon sont directement visées. Le communiqué pointe également du doigt les circuits de distribution en Europe, citant l’entreprise Brousse & Fils comme étant la première importatrice de ces produits en France.

Le mode d’action préconisé dépasse le simple boycott individuel. BDS encourage les consommateurs à s’adresser aux commerçants « poliment mais fermement » pour demander l’arrêt de la commercialisation de ces références. Le message diffusé sur les canaux officiels de l’organisation appelle à « ne pas être complices du régime colonial israélien » durant le mois de jeûne et tout au long de l’année.

Initiée en 2005, cette campagne milite pour une rupture des liens commerciaux avec les entités opérant dans les territoires occupés. Au-delà de l’action citoyenne, le mouvement estime que les instances européennes devraient légiférer pour interdire formellement tout échange commercial avec les colonies, invoquant leur illégalité juridique.

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