Aucune liberté est absolue, celle de la presse ne déroge pas à cette règle. Ainsi, dans leur travail de collecte, de traitement de diffusion de l’information, le journaliste est astreint au respect de la vie privé, y compris dans leurs chroniques judiciaires.
Ainsi, selon l’article 268 du Code pénal sénégalais, « il est interdit de rendre compte des débats des procès en diffamation ou injures lorsqu’ils concernent la vie privée de personnes, ou des faits remontant à plus de dix années ou amnistiés,
De même, ajoute la même disposition, il est aussi interdit aux journalistes de rendre compte « des procès en déclaration de paternité, en divorce, en séparation de corps, en adultère et d’avortement. Cette interdiction ne s’applique pas aux jugements ou arrêts, qui pourront être publiés. »
Toute violation de ces dispositions expose le journaliste à un amende de 20.000 à 50000 FCFA. Sans préjudice d’une éventuelle action en responsabilité civile, découlant du dommage occasionné par ladite publication.
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